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Showing content with the highest reputation on 21/02/19 in all areas

  1. 4 points
  2. 4 points
    Bonsoir a toutes et a tous, De retour du rallye de Suède également, une ambiance toujours aussi folle ... Avec Jean nous nous sommes presque croisés, mais comme il a très bien dit le rallye de Suède "c'est du sport et on y va pas pour se reposer", du coup nos timings respectifs ne nous ont malheureusement pas permis de nous retrouver sur les ES ni meme au parc ... Mais ce n'est que partie remise, n'est-ce pas Jean? Plutot qu'un long discours, je partage modestement une petite vidéo faite au cours du weekend, je ne suis ni au point avec ma caméra ni avec youtube, donc veuillez m'excuser pour le montage quelque peu amateur. =) Ce rallye (4 ou 5 ème fois que je le fais en spectateur) restera un très bon souvenir, pour les raisons suivantes: - spectateurs venus en masse, la Torsby Sprint du samedi soir c'était le vélodrome et je suis très heureux de voir que le rallye attire toujours autant de monde - génial, grosse ambiance sur les spéciales. Point négatif les scandinaves qui pour ne pas les transporter préferraient bruler leurs poubelles a la fin des ES ... grosses fumée noire etc, je l'ai reporté au commité organisateur, sans parler des gens complètement saouls a ne plus pouvoir marcher ... - nous avons eu une grosse bagarre et un beau spectacle, pas seulementen WRC mais également en WRC2, je trouve quelques pilotes vraiment impressionnants (dont mon chouchou puisque d'Oslo lui aussi et que j'ai eu l'occasion de discuter avec lui a plusieurs reprises, super sympa, Ole Christian Veiby). Mads Ostberg mérite sa place en WRC ... a mon humble avis ... Greensmith m'avait surpris au Monte Carlo, il m'a impressionné au Suède! En WRC, Neuville a un pilotage toujours aussi incroyable est précis, Tanak glissait beaucoup moins, trajectoires impeccables, cela a payé! - J'ai enfin pu faire dédicasser les photos que je souhaitais de mes pilotes favoris avec qui j'ai un peu discuté a 2-3 reprises, vraiment cool. Il s'agit de photos que j'ai prises sur les éditions 2012/2013 du rallye, très fier de les afficher a présent sur le mur de mon garage dans un joli cadre. En bonus, j'ai fais dédicassé une bouteille de boisson anisée par Daniel Elena qui a bien rigolé (mais a critiqué le fait que ce n'était pas une bouteille de Ric...d) et aussi une pièce en plastique de mon tableau de bord de Peugeot 205 GTI par Monsieur Marcus Gronholm, double champion du monde sur Peugeot - jétais aux anges de rencontrer ce pilote, tellement cool et légendaire ... Bref, les images parleront d'elles memes, voici ma petite contribution: https://www.youtube.com/watch?v=-Q8gGaOiLcM Rendez-vous au rallye de Finlance en ce qui me concerne, Jean y seras-tu?
  3. 3 points
    Sympa ce petit résumé =) Pour info "Oy" est une expression très prisée ici en Scandinavie, meme ma petite amie bilingue en Norvégien l'utilise souvent! (bon par contre elle n'a pas le talent de pilote de Marcus ...)
  4. 3 points
    Sont trankilous doudou les orgas du Sweden. Puisqu'ils ont la seule épreuve sur neige (oupa ) de l'année, ils savent très bien qu'ils ne sont en aucun cas menacés ni la disparition des rallyes européens, ni par le partage de l'épreuve puisqu'il existe déjà. Du coup, sur n'importe quel sujet, ils font chat-bite tout le monde
  5. 3 points
    Dimanche 17 février Nous voilà au dernier jour de rallye. La moitié de ma bande de quatre me remet un certificat médical : ils sont crevés et ils ne pourront pas nous accompagner sur cette ultime boucle. Peu importe, il y a de si petits écarts entre quelques concurrents du top 10 que je me dis qu’ils ne vont pas pouvoir assurer. Nous partons très tôt pour l’ES 17 (Likenäs), où mon jeune photographe désire aller du côté de l’arrivée. Je connais d’autres spots mais je lui laisse le choix. Dès 7h30, nous sommes en place, il ne fait pas très clair, les photos vont manquer de lumière. De plus, il y a un monde fou, il y a des arbres et des drapeaux partout devant nous. Comme je l’espérais, des concurrents jouent leur place, et ce n’est pas une procession. La poudreuse vole dans tous les sens, je dois sans cesse protéger mon petit appareil photo. Il fait aussi plus frais ce matin, je vais avoir froid pour la première fois. Comme ils doivent passer deux fois ici avant la power stage, nous décidons de rester au même endroit. Nous voyons donc les R2 pour la première fois. Chance, entre les deux passages, la moitié des spectateurs s’en va. Des « Meteo Crew » (avec des dossards sur la photo) se pointent pour tâter la neige, prendre sa température et réaliser des photos. Nous nous replaçons en espérant de meilleures photos. Le deuxième passage (ES 18) est encore plus intéressant, ça dépote grave. Mais cette fois, si nous voulons aller voir la power stage, nous devons partir après le passage des premières WRC2. Malheureusement, des centaines de personnes (peut-être des milliers) font la même chose que nous en même temps, ce qui fait que nous nous retrouvons pare-choc contre pare-choc, au pas, sur la grand-route vers Torsby. Le GPS m’annonce que le prochain carrefour se situe à 9,8 km, et effectivement, nous roulons au pas jusque là et nous perdons presqu’une heure. Par deux fois, nous trouvons des petits raccourcis qui nous permettent d’avancer de 1,500 m par des routes désertes. Forcément, nous arrivons à Torsby à l’heure de la power stage (12h15), et nous décidons d’aller au gîte la regarder à la TV (c’est retransmis sur une chaîne suédoise). Voilà, l’aventure prend fin, nous devons vite ranger nos effets, quitter cette maison accueillante. Vers 14h, nous partons vers l’aéroport d’Oslo où je débarque nos deux équipiers. Mon fiston et moi, nous nous tapons un bon repas dans un restaurant de Jessheim où nous avons nos habitudes, et après une courte nuit dans un hôtel du coin, nous prenons lundi matin l’avion de Bruxelles de 6h40, ce qui nous fera encore lever à 4h. Je vous le dis, on ne va pas au rallye de Suède pour se reposer. Par contre, on en revient avec des souvenirs plein la tête. Et si comme moi, vous arrivez à écrire le récit de vos aventures par le détail, sa lecture vous ramènera inexorablement dans les bois suédois, vous replongera dans une ambiance bien particulière (avec l’odeur de fumée en prime), vous rappellera les marches dans la neige et sur le verglas : c’est aussi ça le bonheur… That’s all, Folks!
  6. 2 points
    REPORTAGE WRC. Au cœur de l’assistance Toyota Gazoo Racing en Suède Le week-end dernier se déroulait le rallye de Suède, deuxième manche du championnat du monde WRC. L’épreuve a été remportée par l’Estonien Ott Tanak (Toyota). Ouest France vous propose de vous plonger dans les coulisses de l’écurie vainqueur. Ott Tanak et Toyota ont brillé en Suède le week-end dernier en remportant le rallye comptant pour la deuxième manche du championnat du monde WRC. Ainsi, le pilote estonien prend la tête du général tandis que l’écurie dirigée par Tommi Makinen mène la danse au classement constructeurs devant Hyundai. Présent sur l’épreuve, Ouest France vous propose de découvrir les coulisses de l’assistance chez Toyota Gazoo Racing. Le lundi précédant le rallye, l’écurie et le matériel arrivent sur place et s’installent. Les trois voitures se trouvent sous des stands, tandis que les pièces de rechange et les pneus se trouvent sous des tentes à l’abri des regards (voir si dessous). Le stand Toyota où sont réparées et réglées les voitures, matin, midi et soir lors d'un rallye. | OUEST FRANCE Derrière ce camion, il y a plusieurs tentes à l'abri des regards où se trouvent des pièces de rechanges et les pneus pour les 3 voitures Toyota. | OUEST FRANCE Dans l’une des pièces bien gardées (prise de photos interdite), se trouvent différents éléments des trains avant et arrière de chaque voiture : suspensions, berceaux, différentiels, amortisseurs (trois fois plus gros que pour une voiture classique). Tout est divisé par 3 pour chaque voiture, puisque les réglages voulus par chaque pilote sont différents, et le règlement de la FIA l’impose aussi. Il y a également une boite de vitesse de secours (1 doit servir pour 3 rallyes) et 6 versions de ressort avec longueurs différentes. Les mécaniciens et assistants de chez Toyota Gazoo Racing se préparent en attendant l'arrivée des voitures à l'issue de la dernière spéciale de la journée de vendredi. | OUEST FRANCE Deux autres pièces sont également importantes pour l’écurie : celle où se trouvent les pneus, et l’autre, dans un camion, où se trouvent les ingénieurs et analystes qui récupèrent en temps réels les données de chaque voiture. Concernant les pneus, il n’y avait qu’un seul choix pour la Suède, même si cette année, la neige était moins présente : les pneus cloutés (384 clous de 7 mm de hauteur par pneu, voire photo ci-dessous). Chaque écurie est limitée en nombre de pneus : 24 par (6 paires de 4) voiture. Le pneu clouté, le seul utilisé et autorisé lors du rallye WRC de Suède. | OUEST FRANCE Trois temps d’assistance par jour pour chaque rallye Concernant le temps d’assistance, il y a 3 périodes par jour, par voiture. Il y a 10 minutes le matin, désormais 40 le midi, au lieu de 30 auparavant, et 45 minutes le soir. "Le matin, on a le temps de changer les amortisseurs, mettre les pneus et faire la mise en route de la voiture", explique Dimitri, l’un des mécaniciens de Toyota. "Le midi, ce sont 10 minutes gagnées. Ce temps n’est pas négligeable pour nous, mécaniciens, surtout sur certains rallyes, comme le Mexique ou l’Argentine, où des pièces en carbone peuvent casser facilement. Ça aussi permet aux pilotes de s’exprimer dans les médias", estime ce dernier. Assistance sur la voiture de Ott Tanak, le samedi midi, lors du rallye WRC de Suède. | OUEST FRANCE Le soir, une fois les trois voitures rentrées dans les stands, à l’issue de la dernière spéciale de la journée, l’écurie a un créneau de 3 heures pour les réparer. Au début de chaque réparation, les mécanos pointent auprès de la FIA, qui lance le chrono de 45 minutes imposé. "Le soir, on est plus sur l’analyse de la voiture, son fonctionnement durant la journée, par rapport aux données récoltées, que sur de la réparation, sauf casse évidemment. On fait aussi des réglages en fonction des souhaits des pilotes et des ingénieurs", développe Dimitri. L'écran sur lequel est indiqué le temps restant lors de l'assistance sur une voiture lors du rallye de Suède. | OUEST FRANCE Assistance du vendredi soir, d'une durée de 45 minutes, le vendredi soir. En noir, les mécaniciens sont à pied d'oeuvre sur la voiture de Kris Meeke. En rouge, ce sont les superviseurs de l'écurie. | OUEST FRANCE Assistance du vendredi soir chez Toyota Gazoo Racing lors du rallye WRC de Suède. | OUEST FRANCE Le dimanche, lors des dernières spéciales, le temps est consacré au démontage des différentes structures de l’écurie (stands, tentes, camions…) par le staff. Les voitures, à l’issue du rallye, montent directement dans un camion qui les emmène en Finlande, tout comme le matériel et la logistique, au siège de Toyota Gazoo Racing. Les stands , où sont réparées les voitures le temps du week-end, sont démontés le dimanche matin, durant es dernières spéciales du rallye. | OUEST FRANCE Le matériel est rangé dans différentes caisses avant d'être acheminé par camion vers la Finlande, siège de l'écurie Toyota Gazoo Racing. | OUEST FRANCE À noter enfin que chaque pilote dispose de 3 voitures différentes durant la saison. Une pour l’asphalte en Europe, une pour la terre/neige en Europe (celle utilisée le week-end dernier en Suède), et une pour la terre "overseas", c’est-à-dire pour les rallyes qui se déroulent hors Europe (Mexique, Argentine, Australie…). D’ailleurs, cette dernière est déjà en route pour le Mexique, lieu du prochain rallye WRC qui se déroulera du 7 au 10 mars.
  7. 2 points
    Jean, nous étions en Finlande avec des amis en 2014 il me semble, superbe rallye. Avion Marseille > Amsterdam > Helsinki (enfin, Paris CDG finalement a cause d'une grosse fissure dans le pare-brise de l'avion au dessus de la vallée du rhone, nous avions été déroutés en urgence ... beau souvenir!). De mémoire 3h de route depuis Helsinki, je pense faire de meme cette année mais depuis Oslo. =) Le Lozérien > j'espère bien que l'avenir du rallye en France ne passera pas QUE par la régularité ...Il y a bien Adrien Fourmaux qui pousse, il était d'ailleurs au Suède remarquez.
  8. 2 points
    plus de français pour la relève , pas grave, on se concentrera sur les épreuves historique ou autres , ou loeb et ogier seront présent , du moins loeb , car il a la course dans le sang , d'ici 10 ans les saxo kit car seront en vhc , et ont verra loeb avec sur les historique , faudra attendre 10 ans de plus pour voir ogier avec les 207 s2000 !!! lol on en a encore bien pour 20 ou 30 ans avec ces 2 là
  9. 2 points
    Sans doute pas cette année. J'y étais il y a 2 ans, en famille, avec atterrissage à Stockholm, location de voiture et passage en ferry jusqu'à Turku, puis Jyvaskyla. J'ai aussi loué il y a quelques années un appart à 500 m du service park, quel pied (cette fois-là, on venait de Riga en Lettonie, location de voiture, traversée de l'Estonie, passage en ferry jusqu'à Helsinki et ensuite Jyvaskyla). Et j'y suis aussi allé avec ma voiture depuis la Belgique, mais là, c'était une mauvaise idée (durée du trajet).
  10. 2 points
    Vendredi 15 février Etant rentré tard la veille de Karlstad et ayant bâclé le briefing traditionnel de préparation du lendemain (mais ça, nous ne le savons pas encore), nous nous retrouvons sur la route de l'ES2 (Hof Finnskog 1) vers 6h30 du mat. Nous sommes seuls sur une route bien verglacée, je commence à gamberger : « Y a que nous qui allons à l'ES 2 ? Où sont les autres spectateurs ? ». Heureusement, des phares apparaissent dans mon rétro, c'est Loeb, qui nous rattrape et nous dépasse rapidement (mais moi, je respecte les limitations). Il est bientôt suivi par Latvala, qui fait de même. Là, mes doutes font place à une certitude : nous sommes tard, 10 fois trop tard, 100 fois trop tard pour arriver à rejoindre un spot de l'ES 2. Mon GPS spécial rallye m'indique qu'il y a une possibilité de quitter notre route pour rejoindre celle qui mène à l'ES 3 (Svullrya). Aussitôt dit, aussitôt fait ! Sur l'écran de mon GPS, j'ai programmé les spéciales (en rouge) et les liaisons (en bleu). Nous avons suivi la flèche rouge pour aller à l'ES 3 à la place de l'ES 2. C'est ainsi que notre manque de sérieux dans l'évaluation de l'heure de départ nous fait rater la spéciale convoitée, et nous oblige à revoir nos plans de la journée, voire à rabaisser nos ambitions (en nombre de spéciales à voir). Nous arrivons bien en avance à l'ES 3. Nous choisissons un accès proche de l'arrivée, il y a une immense parking (déneigé et payant, évidemment) à quelques mètres de la spéciale, tout va bien. Je me place à l'intérieur de la dernière courbe gauche rapide qui est suivie de deux virages serrés artificiels, qui vont ralentir les voitures avant l'arrivée toute proche. Les premières WRC arrivent, ça dépote, la route est bien verglacée, il y a de la neige partout, c'est du bon rallye de Suède. Ces gars-là sont des virtuoses : il y a de la vitesse, mais cependant de l'onctuosité (si j'ose dire) dans les trajectoire, les freins à main sont juste dosés, les relances sont maîtrisées, c'est de l'art, et donc du bonheur (d'être là). Seul, Marcus Gronholm s'emmêle les pinceaux au freinage de la première « difficulté », touche le mur de neige avant le virage, il n'a plus la vitesse pour faire tourner la Yaris sur sa lancée, il est obligé de donner un grand coup de gaz et il part en tête-à-queue pour s'enfoncer dans un mur de neige. Comme je l'ai relaté plus avant, les nombreux commissaires et la présence de la maréchaussée suédoise ont d'abord empêché les spectateurs d'aller aider le malheureux Marcus coincé à quelques mètres de l'arrivée. Le Grand Blond avec une chaussure de plomb (juste avant de faire sa boulette) Mais on ne peut pas rester indifférent devant le malheur, on ne peut pas rester les bras ballants devant l'infortune d'un as pas encore oublié, et bientôt 10, 20 spectateurs débordent les rubalises et arrivent à la rescousse. Les commissaires laissent faire, la police ferme les yeux, le grand échalas peut poursuivre sa route. Tout est bien qui finit bien. Nous qui pensions pouvoir voir deux spéciales dans la boucle matinale en sommes pour nos frais ! Il est 10h30, nous quittons l'ES 3 et n'avons d'autre choix que d'aller dans l'ES 5 (Hof Finnskog 2) qui se courra un peu avant 14h. Nous allons donc nous poster au pied d'une longue descente suivie de deux courbes à droite. Nous avons aussi tout le temps de déjeuner dans le bois, grâce à notre kit habituel : grill jetable, saucisse au fromage et pain hot-dog troué. Les ténors arrivent à l'heure, le freinage en descente est périlleux, et l'enfilade qui suit à l'air rapide, Sébastien Ogier se charge immédiatement de nous le confirmer. Thierry Neuville nous confirme autre chose : on peut tout perdre à n'importe quel moment en Suède. Sa Hyundai se met en travers au freinage et finit dans le mur de neige. Il y laisse définitivement des morceaux d'aile qui avaient déjà commencé à se faire la malle dans une autre sortie dans la même spéciale (merci les vidéos embarquées). Vu le timing serré de cette boucle et comme nous sommes dans la spéciale la plus éloignée, nous n'avons d'autre solution que de retourner à Torsby pour l'ES 8 de fin de journée (17h14). La route est longue, très fréquentée à cette heure avec les gars qui ont les mêmes intentions que nous (et ils sont nombreux). Nous arrivons 15 minutes avant le passage des voitures, les deux plus jeunes du groupe courent jusqu'à la carrière, tandis que mon fils et moi, nous nous contentons de nous poster au freinage de la longue ligne droite avant l'arrivée. J'explique au gamin qu'il n'y a pas que les dérapages ou les sauts dans la vie de rallye, et que parfois, les freinages sont aussi très spectaculaires. Et c'est le cas. Neuville déboule au rupteur, et commence à freiner exactement au droit d'un panneau publicitaire qui va nous servir de référence. Nous sommes tout de suite surpris de voir que les pilotes qui vont suivre vont presque tous freiner plus tard ? Que se passe-t-il ? On nous aurait changé notre Thierry ? Nous comprenons que les conditions s'améliorent au fur et à mesure des passages. Et nous décidons de rester jusqu'aux WRC2. Nous avons bien fait : Ostberg freine bien plus loin que le fameux panneau. Rovanpera nous éblouira également, mais le grand moment de la journée, c'est Huttunen ! Lui, on a d'abord cru qu'il avait oublié de freiner. J'ai retenu ma respiration en pensant qu'il allait aller tout droit. Mais au tout dernier moment, on a vu l'avant de sa Fabia s'abaisser brusquement, l'auto a amorcé un dérapage salvateur qui lui a permis d'enfiler la dernière courbe, et elle a passé la ligne d'arrivée au rupteur. On ne saura peut-être jamais si Huttunen a maîtrisé le processus ou s'il s'est mélangé les pinceaux, mais je lui tire mon chapeau, c'est le plus beau freinage de la journée, voire du rallye, mais comme il reste 2 jours de course... . Suite plus tard, je dois aller bosser !
  11. 2 points
    Première licence, premier engagement, révision de la sunbeam (vidange, purge des freins et changement du liquide, constatation que les amortisseurs arriéres sont morts, aïe) et je me présente aux administratifs, accompagné de mon copilote aussi novice que moi et d'une sourde angoisse en constatant que j'ai oublié de faire le changement de CG. Heureusement, on m'explique gentiment que normalement il faut une autorisation de l'ancien propriétaire, mais pour cette fois ça va. Direction les techniques où étonnament tout se passe bien aussi, puis retour par la route au garage-atelier d'un pote qui se trouve à 2 km du parc et qui accueuille déjà les voitures de 4 autres concurrents. Comme je trouve la pédale de frein un peu molle, je repurge les freins et me fous du DOT5 dans l'oeil. Brûlure, j'ote ma lentille et vais me laver l'oeil, ça va me bruler toute la nuit. (De toutes façons j'aurais pas dormi ) Heureusement, le lendemain, avec des lunettes de soleil ça ira. Nous entrons dans le parc fermé avec beaucoup de courage, nous dirigeons vers le premier pointage avec la confiance de la gazelle qui traverse la mare aux crocodiles, et nous dirigeons vers le départ. 3 mn avant le pointage, la nature me rappelle sa main-mise sur mon organisme, et je sors me soulager. J'envisage de m'enfuir dans la forêt, mais mon copilote attend . Bref, casque, gants, départ, orgasm..... enfin bon c'est génial. Nos 100CV rugissent dans la montée de 5km, la boite 4 fait merveille, l'autobloquant disparu laisse le boulot au différentiel et nos SB20 de 5 ans nous permettent des appuis démentiels. Finalement la journée passe comme dans un rève et nous terminos en laissant si mes souvenirs sont bons une bonne quinzaine de voitures derrière nous (ALBI, si tu as des archives ) Après quelques courses sans incident notables, je m'inscris au Haute-Saône, qui va se dérouler en partie de nuit. Pas grave, je trouve 2 longues portées "Lafoirefouille approved", et me rends au parc par la route (ben oui, je n'ai ni voiture tractrice, ni plateau, et toutes mes maigres économies passent dans le rallye). Et puis il n'y a que 50km. Sortie du parc fermé, direction la spéciale, les vitesses ont un peu de mal à passer. (Quand on change un disque d'embrayage, il vaut mieux prévoir le mécanisme et la butée, voir plus haut). Sur le routier, nous sommes bloqués par un troupeau de vaches au milieu de la route, et n'avons pas le temps de changer les pneus (pour venir, j'avais mis des TB 15 gonflés à 3kg). Départ, 1ère, 2ème, Crac, 3ème, 4ème, la sunbeam ratatouille, et je me souviens qu'en bon bras cassé de la mécanique, j'ai passé la voiture au contrôle technique quelques jours avant, que le controleur m'avait embêté pour la pollution et que du coup j'avais baissé la richesse des carbus. A mi spéciale, la 3 passe de plus en plus mal, puis ne passe plus du tout, ce qui est génant sur cette spéciale quand on n'a que 4 vitesses d'origine. A l'arrivée, nous décidons cependant de régler ce qui peut l'être, puis nous élançons, pleins d'optimisme* pour le second tour. Las, une kyrielle de sorties nous retarde de près de 2 heures, et il fait nuit au départ. Nous observons nos concurrents se présenter au départ, allumer leurs superbes rampes qui déchirent la nuit, et s'eclipser en quelques instants, chevaliers hurlants, de fer et de feu, à l'assaut du chronométre. Sur la ligne, j'attends le dernier moment pour allumer mes pauvres phares, qui se sont d'ailleurs déreglés: L'un éclaire le bas côté gauche, l'autre le haut de l'arbre à droite. Et j'ai l'impression qu'un des phares d'origine a rendu l'ame. Bon, 5.4.3.2.1 VRAAAAAMMMM, Crac, 2ème, VRAAAAAMMMM, Crac, 4ème BEEEUUUUHHH. Malgré tout, on avance, on se fait (un peu) plaisir, car la spéciale (Ternuay, Melay.... pour les connaisseurs) est magnifique. Mais ce bonheur ne pouvait pas durer, et, arrivé à mi spéciale, au moment de remettre la 4, pas moyen. Plus que 3km avec la boite bloquée en 2, étonnement personne ne nous rattrape, mais à l'arrivée on se concerte: Encore 80km de liaison, 15km de spéciale, une boite defaillante (et c'est rien de le dire) et il faut encore rentrer par la route. Bref, 1er (et dernier ) abandon de ma carrière, et retour à la maison à 50km/h dans une voiture à la boite bloquée en 2, l'impression de faire Vladivostok-Brest en char à boeuf. La saison est finie, il va falloir faire une vraie révision à la voiture.
  12. 1 point
    Gus Greensmith Kriss Meeke Yoan Bonato Seb Ogier Pontus Tidemand (Ben quoi Il y avait "coupe" dans les notes....)
  13. 1 point
    Ah oui sacré aventurier pour y monter en voiture depuis la Belgique !
  14. 1 point
    Super le souvenir Je me régale à tous vous lire ! Je connais pas mal le coin de Servance, Ternuay et Melay pour y faire quelques balade le week-end, assister à quelques rallyes et participer à quelques rallyes de navigation et de régularité, ça devait être sympa sans 3ème vu les virages et le dénivelé
  15. 1 point
    Salut @Spherikk ! Je vois que c'est ton premier rallye de régularité, tu vas voir, y'a de grandes chances que tu y prennes gout ;) Je fais chaque année la Nuit Franc-Comtoise (400 km de régularité sur routes ouvertes, départ aux alentours de 14h, fin aux alentours de ... 4-5h du mat avec quelques petites pauses). Perso, j'utilise une application smartphone géniale qui remplace les fameuses tables de moyenne, ça s'appelle Rabbit Regularity Rally (TSD). A la Nuit Franc-Comtoise, on fait la plupart du temps des étapes de 100 km avec jusqu'à70-80 changement de moyenne. Avec cette application, on rentre tous les changements de moyenne avant de partir (c'est ça le plus long), je clique sur un bouton au départ de la spéciale et je ne touche plus à rien, j'ai juste à comparer le distance affichée à celle du tripmaster et dire au pilote "tu as X mètre d'avance ou de retard" sur la distance théorique à laquelle on devrait être. C'est bien moins chère qu'un cadenceur puisque c'est gratuit. Le seul problème c'est que si tu as beaucoup de changement de moyenne au course de l'étape, il vaut mieux avoir la fiche présentant les moyennes bien avant le départ parce que ça peut prendre du temps à être rentré ... Je ne connais pas la longueur des étapes de se rallye, si tu auras des changements de moyenne et si vous aurez le droits au smartphone (à la NFC, on a le droit tant qu'on l'utilise pas en GPS), mais si tu veux utiliser cette application, je te conseille GRANDEMENT de faire un petite simulation réelle histoire de voir comment marche l'appli parce qu'il y a des moments, c'est loin d'être intuitif ;)
  16. 1 point
    Et enfin, la vitrine "Tour de Corse" (hors Panizzi, Peugeot et quelques Porsche) Pas mécontent d'en avoir fini avec les miniatures déjà faites... Il m'en reste une centaine à faire !!!
  17. 1 point
    Le Taberlo, j'espère vraiment que tu viendras faire un coucou, au pire on s'arretera a ton niveau pour te saluer (on ferra une pointe a 70km/h pour rattraper les 3 secondes perdues haha)
  18. 1 point
    Bonsoir tout le monde, Alors concernant nos participation, le pilote (bibi) n'a pas roulé depuis de très nombreuses années, donc il va faire cela en pure promenade. Le copilote lui, n'a jamais mis les pieds en régularité, du coup tout va etre nouveau pour lui aussi. En revanche il a une bonne expérience en rallye moderne, mais cela n'a rien a voir ... Donc première participation a un rallye de régularité pour nous, nous avons trois buts principaux: - etre a l'arrivée avec une auto qui comporte autant de pièces mécaniques qu'au départ - apprendre le déroulement d'un rallye de régularité (quoi de mieux que d'en faire un sur une journée comme celui-ci) - voir si le concept nous plait - et si tel est le cas, en prévir d'autres ! Pour nous, aucun équipement. Je vais imprimer a l'avance des tables de moyennes que je suis en train de faire sous excel avec différentes vitesses moyennes, il ne restera plus qu'a sélectionner la bonne au départ. Ensuite, nous nous servirons simplement du compteur kilométrique et d'un chrono pour juger de notre avance ou retard sur le temps imposé. Du basique, de la simplicité. A l'ancienne aussi ... Concernant la voiture, Peugeot 205 GTI 1600cm3 115cv de 1989 (ouf ... juste 30 ans!) Entièrement d'origine, restaurée en 2012 > 2013, je vous ferai une vidéo sur ce véhicule sur notre petite chaine. Je vous ferrai un joli résumé en vidéo du rallye et du foncitonnement du rallye car je suis sur que cela va intéresser du monde ... moi le premier!
  19. 1 point
  20. 1 point
    Samedi 16 février : le pied intégral ! Forts de notre expérience (malheureuse) de la veille, nous nous levons à la bonne heure, et nous sommes installés dans l’ES 9 (Rämmen) un bon quart d’heure avant le départ de cette première spéciale du samedi (7h44). Nous avons choisi un droite-gauche rapide en montée, dans une zone dégagée, où nous pourrons voir les voitures un peu plus longtemps que d’habitude. Il y a peu de neige dans le bois, la route de la spéciale ressemble déjà à un chemin de terre. Ce n’est pas un bon spot pour la photo, il ne fait pas très lumineux, on est loin de la route (à l’extérieur, l’intérieur est zone interdite), ce qui fait que mon jeune photographe s’éloigne dans le bois en espérant trouver d’autres conditions. Je reste avec mon fiston pour profiter au mieux des trajectoires, des endroits où les pilotes passent les vitesses, des dérives plus ou moins prononcées. Je fais juste une rafale de photos d’un passage (Evans) avec mon smart-phone, pour garder une trace. Comme je l’ai déjà écrit dans un post précédent, on peut aussi apprécier le son lors d’un rallye. J’ai souvent pesté dans le passé (en Finlande, en Allemagne, ou en Suède) quand les organisateurs installent des haut-parleurs qui débitent de la musique ou des commentaires imbitables, ça gâche le plaisir des oreilles. Ici, pas de bruits parasites, on entend les WRC longtemps avant de les voir, le son des 1,6 litre turbo résonne dans les bois, c’est aussi beau que du Chopin (je vous avais prévenus, c’est subjectif). On voit d’abord un nuage de neige s’élever au-dessus des jeunes plants de sapin, puis les voitures déboulent dans la zone dégagée et avalent les deux courbes en soulageant un peu avant le gauche, puis elles disparaissent derrière un sommet. C’est simple, c’est beau, c’est chouette. Elle est pas belle, la vie ? Nous sortons de la spéciale après une vingtaine de voitures, mais c’est déjà trop tard pour l’ES 10 (Hagfors) qui est pourtant située juste de l’autre côté de la route nationale. Ce n’est pas grave, j’ai un plan B qui est en gestation depuis le début du séjour. Comme je le décrivais plus haut, j’ai toujours les spéciales et les liaisons affichées dans mon GPS (une tablette fixée au pare-brise). Je privilégie les parcours de liaison quand c’est possible, parce qu’on a toujours l’occasion de tomber sur des WRC garées aux bords des routes, avec des pilotes souvent accessibles. Je ne compte plus les fois où j’ai pu profiter du spectacle des assistances « sauvages » : changement de roues, durcissement de suspension, ajout de caches de refroidissement, dégagement de la neige accumulée dans les passages de roue, etc… Donc, nous nous dirigeons vers l’ES 10 (Vargasen) par la liaison, en prenant notre temps puisque nous devons suivre les voitures du rallye et non pas les précéder. Et ça ne rate pas ! A un carrefour, à l’endroit d’un élargissement de la chaussée, Neuville, Meeke et Lappi sont garés et les équipages sont affairés. Je me gare plus loin pour ne gêner personne, et nous revenons pour profiter du ballet. Parce que c’en est un, et bien rôdé. Je n’imaginais pas que tous les pilotes sortiraient les roues de secours pour les comparer avec les roues utilisées. De prime abord, je ne vois aucune différence dans l’usure des clous, mais les pilotes, eux, ils en voient, puisqu’ils remplacent ou déplacent les roues en quelques minutes, parfois en demandant au copilote de confirmer leur choix. Les crics hydrauliques sont manipulés avec célérité, les boulonneuses électriques entrent en action, c’est là qu’on peut se demander pourquoi les équipes en WRC ont des stands de Formule 1 à Torsby alors que les pilotes doivent s’agiter avec des moyens dérisoires aux bords des routes. FIA, si tu m’entends ? Neuville, Meeke et Lappi à peine partis, ce sont Tänak, Mikkelsen et Suninen qui se pointent. On ne sait plus où regarder. Il y a trop de choses à voir. Tiens, c’est sympa, Tänak rejoint Suninen et ils devisent en riant. Ils se battaient à coups de dixièmes de secondes plus tôt ce matin, et justement Suninen a craqué dans la spéciale précédente et a perdu 1 minute et demie d’un coup. Je dois l’avouer, ça me plaît de voir autant de sportivité. Quand ces trois-là repartent, c’est Mads Ostberg qui se pointe. Lui aussi compare longuement ses pneus usés et neufs. C’est ensuite Pieniazek qui s’arrête, puis Lindholm et sa superbe Polo R5. Nous sommes comblés, c’est un autre aspect du rallye que je ne dédaigne jamais. En étudiant le timing des spéciales du jour, je ne peux pas m’empêcher de penser que ce n’est peut-être pas anodin de rapprocher autant les spéciales d’une matinée. Il devient difficile de voir plus d’un passage par boucle. A 10h du matin, les premières voitures sur la route ont déjà terminé le boulot et rentrent au service park ! Tant pis, nous nous adaptons. Nous optons pour l’ES 13 (Hagfors), qui est programmée à 13h53. Je connais un spot intéressant pour l’avoir pratiqué quelques fois dans le passé, nous nous y rendons à l’aise. Cette fois, nous profitons des 2 heures de répit pour préparer un autre déjeuner typique : grill jetable, hamburger, oignons, pains ronds grillés, sauce barbecue qu’on ne trouve qu’en Suède. Le plaisir en rallye passe aussi par là. Les voitures déboulent bientôt, c’est du rapide, mais la route est sale et j’ai l’impression qu’ils passent moins vite que les années précédentes. J’aurais dû garder le pistolet radar Bushnell qui me permettait de mesurer la vitesse des flèches quand je pratiquais le tir à l’arc. C’est Tänak qui réalise le meilleur temps, ce gars est incroyable (mais bon, sa position ne doit pas le handicaper). Il est presque 16h quand nous repartons d’Hagfors, les pilotes ont d’abord piscine à Karlstad, et ils doivent revenir à Torsby à 19h30 pour le Sprint dans la carrière. Nous, nous regagnons notre maison de Torsby, et je décide que j’en ai fait assez pour ce samedi. Karlstad, nous y sommes allés le jeudi, Torsby Sprint, nous l’avons déjà vu la veille. La suite et la fin au prochain épisode…
  21. 1 point
    On s'imagine souvent que les voitures de rallye sont des bijoux rutilants, à la finition parfaite. Si cela est souvent vrai aujourd'hui, il n'en a pas toujours été ainsi. Dans les années 80-90, (avant je ne sais pas mais je me doute que ce n'était pas toujours fantastique), on voyait encore souvent des voitures dont la finition, la préparation, la sécurité n'était pas toujours parfaite, loin de là. D'ailleurs, tous les pilotes ne passaient pas par des préparateurs, et la passion remplaçait souvent les compétences. Je n'échappais d'ailleurs pas à la règle, issu d'une famille où le sport auto avait autant d'interet que, au choix: la sexualité de groupe pour Christine Boutin, l'interêt sportif dans une réunion de la FIA, l'originalité dans une chanson d'Aya Nakamura, ou encore les oeuvres de Kant dans un épisode de la villa des coeurs brisés. Bref, en 1994, nanti de 15000F d'économies et d'une promesse de CDI de mon employeur, je me lance à la recherche d'une voiture de course, et de surcroit une propulsion. Bien sûr, ce sera une groupe F, les Gr N et A sont inaccessibles finacièrement. A moi les RS2000, Kadett, Manta, Ascona GTE, Simca Rallye 2 et autre Sunbeam TI. Après plusieurs mois à parcourir les petites annonces d'Echappement et compte-tours, je déniche sur Roubaix une MA-GNI-FIQUE* sunbeam Ti, toute noire, 110cv, un pont autobloquant pour 11000f. Armé d'un pote, de son plateau, de sa 305 break diesel et de 11000f, nous quittons les Vosges et après avoir constaté que les problèmes d'insécurité existaient déjà à Roubaix, finissons par débarquer en plein centre ville chez le vendeur. Essai rapide sur un parking de supermarché et nous regagnons les Vosges, delesté de 10500F (l'embrayage était fatigué, et je suis aussi bon négociateur que mécano) et nanti d'une Ti à la finition "discutable". Je m'en fiche, j'ai ma voiture de rallye. Et bein sûr, à peine déchargée du plateau, vers 2h du matin, un essai s'imposait, histoire de réveiller les rares voisins, et de les preparer pour les années futures. Après avoir remis à neuf la face avant, l'embrayage (le disque seulement, ce qui est une erreur, comme on le verra plus tard), repeint l'interieur qui était en blanc, constaté que l'autobloquant promis avait disparu, la sunbeam est fin prête pour le sprint de La Bresse, qui va constituer mon premier rallye. A suivre *second degré inclus
  22. 1 point
    Suite du jeudi 14 février Nous quittons le shakedown vers 11h30, et nous décidons de passer par le service park situé à 8 km. Il n'y a pas grand-monde, la plupart des WRC sont toujours dans le shakedown pour un quatrième passage. Nous en profitons pour visiter les différentes « hospitalities ». Toyota a fait fort avec des jeux, des simulateurs, un concours (les premiers prix sont des places VIP sur des rallyes). Mes jeunes équipiers s'amusent un peu. Nous rentrons dans notre location à Torsby pour déjeuner. Vers 16h, il est temps de se rendre à l'hippodrome de Karlstad. C'est à 100 km, nous mettons une heure et demie pour nous y rendre. Il y a un grand parking en face de l'hippodrome, c'est le pied, il n'y a que la grand-route à traverser. Nous prenons bien soin de coller notre ticket de parking sur le pare-brise. En effet, j'ai pris deux prunes sur le stationnement deux années de suite par le passé. J'ai fini par contacter l'Office du Tourisme de Karlstad (les loueurs de voiture n'ont jamais daigné communiquer), qui m'a le plus sérieusement expliqué que les agents de la société privée qui gère le parking doivent voir le ticket depuis les allées. Si le ticket est simplement posé à plat sur le tableau de bord (comme en France ou en Belgique), il y a automatiquement une prune. C'est pour cela qu'il y a un clip en plastique sur le bord des pare-brises des voitures suédoises. Nous rejoignons directement la tribune située à droite de l'entrée, où est sensée se dérouler la séance de signature d'autographes (entre 18h15 et 18h45). Contrairement aux années précédentes où tous les pilotes sélectionnés étaient alignés dans une seule rangée (et donc on pouvait tous les rencontrer), l'organisateur a cru bon de créer 4 groupes séparés. Nous imaginons déjà que ça ne va pas être simple pour avoir le temps de passer par les 4 circuits. Une vue de l'assistance publique à la séance des signatures A gauche de l'immense salle, les 3 pilotes M-Sport (dans l'ordre : Tidemand, Evans et Suninen) sont parqués derrière des barrières Nadar en compagnie d'Henning Solberg qui anime le « stand ». Les pilotes M-Sport (Evans et Suninen) n'ont pas des réputations de joyeux drilles (je les vois plutôt en Droopy), mais je vous assure que leurs éclats de rire aux boutades d'Henning en ont fait sourire plus d'un. Dans la partie centre-gauche de la salle, les 3 pilotes Citroën (Lappi, Ogier et Ostberg) sont accompagnés de Johan Kristoffersson. Dans la partie centre-droite, on retrouve les Hyundai boys (Mikkelsen, Neuville, Loeb). Et à droite, l'armada Toyota, avec dans l'ordre : Meeke, Tanak, Latvala et Gronholm. J'ai une mission spéciale, je me suis promis de faire signer une carte d'anniversaire pour mon beau-frère qui a fêté ses 63 ans le 12 février. Comme c'est un beau-frère qui faisait du rallye avec moi il y a 40 ans, j'ai préparé une carte avec une vieille photo de notre voiture de rallye (de 1981), et j'espère la faire signer par les 3 champions du monde WRC présents dans la salle. Etant arrivé parmi les premiers fans dans la salle, je commence par faire la file chez Hyundai. Je suis surtout intéressé par Sébastien Loeb, afin d'obtenir la première signature sur ma carte d'anniversaire. Je la lui présente, il me demande de quoi il s'agit, je lui explique en quelques mots que c'est pour un beau-frère qui n'a jamais pris l'avion, qui ne viendra donc jamais les voir en Suède, qui a fait du rallye avec moi il y a longtemps, et qui a eu son anniversaire l'avant-veille. Il sourit et s'exécute. Danos la signe ensuite en lâchant (un scoop) : « ouais, c'est comme ma copine, elle n'aime pas prendre l'avion ». Voilà les deux compères partis dans une conversation privée (que je ne dévoilerai pas ici). Quels déconneurs, ces deux-là. Je me mets immédiatement dans la file Citroën. En quelques minutes, j''arrive devant la table de Sébastien Ogier, mais il est justement interviewé par, ce que je finis par comprendre, l'équipe vidéo Citroën. Pas vraiment le moment idéal pour ça, alors que des dizaines de fans font la file et que le temps imparti s'écoule. Je patiente, et dès que la (jolie) journaliste s'en va, je montre ma carte, recommence mes explications en vitesse, ce qui fait également sourire Seb 2, qui signe ma carte avant de la filer à Julien Ingrassia. C'est bon, j'avance dans ma quête de signatures, mais il est presque 18h45, et je comprends que je n'aurai pas le temps de faire la file chez Toyota. Comme Marcus Gronholm est le dernier de la rangée, je me faufile sur le côté, grimpe sur le montant horizontal de la barrière, et j'arrive à attirer l'attention du Grand, qui me demande aussi de quoi il s'agit, et à qui je répète également mon petit laïus. Il signe aussi en souriant. Mais un grand coup de sifflet retentit, c'est la fin de la récréation, les pilotes se lèvent comme un seul homme et sortent de la salle dans une cohue indescriptible. Je n'ai pas eu le temps de faire signer Rautiainen, mais je considère que j'ai rempli ma mission ! La suite, vous la connaissez, des duels de 1.900 m dans ce qui ressemble à une immense patinoire dont le système de réfrigération est en panne. Nous ne nous éternisons pas parce que nous avons une heure et demie de route pour rentrer au gîte. Je vous raconterai la suite plus tard !
  23. 1 point
    Suite ! Chance, nous tombons sur les WRC qui vont effectuer leur troisième passage. Ogier vient de partir, Neuville se pointe suivi par Loeb. Ils s’arrêtent un peu avant la zone de contrôle des pneus. Evidemment, leurs Hyundai sont aussitôt entourées d’une nuée de spectateurs. Daniel Elena vérifie les pressions tandis que Sébastien Loeb reste au volant. C’est là que Danos va en griller une (comme relaté plus tôt). C’est ensuite un flot ininterrompu de WRC qui s’arrêtent toutes avant le contrôle. On peut à loisir se pâmer devant les WRC, plus spécialement sur les ailerons arrières qui sont de véritables œuvres d’art. Ici, Anders Jäger démonte la calandre de sa Hyundai pour enlever des caches de radiateur (les experts apprécieront). Là, des pilotes inspectent soigneusement l’état d’usure de leurs clous. On ne sait plus où tourner la tête, il se passe toujours quelque chose. Avec un peu d’attention, on remarque un tas de détails souvent ignorés (des néophytes) : les pilotes et co-pilotes enfilent des sur-chaussures pour sortir marcher dans la neige, chaque voiture est équipée d’un pense-bête sur la portière passager (quantité d’essence à absolument avoir à bord pour chaque tronçon, détail révélé plus avant), des pilotes d’une marque parlent à des pilotes d’une autre marque. Bref, encore un moment de bonheur. A suivre...
  24. 1 point
    Débriefing subjectif du rallye de Suède 2019 PREAMBULE Retour en Belgique le lundi matin (très tôt). Le délicat fumet de trappeur qui s’exhalait de ma veste a inévitablement interpellé ma voisine dans l’avion. Elle ne connaissait évidemment pas ce sport national suédois qui consiste à traîner des tas de bûches jusqu’au plus profond de la forêt, y foutre le feu et enfumer avec délectation les malheureux spectateurs réduits à regarder les passages des WRC la moitié du temps en apnée ou avec la larme à l’oeil (je sais, la phrase est longue, vous avez repris votre souffle ?). Moi, cette fumée ne me dérange qu’à moitié parce que j’ai fumé une partie de ma jeunesse et que j’aime le whisky tourbé, mais mes jeunes coéquipiers dont c’était le baptême du feu (waf) ont moins apprécié. Sans parler des chasubles bleues qui pensent toujours avoir trouvé le spot de leur vie et qui se lamentent quand ils voient le piqué de leurs clichés. Forcément, on ne juge pas la qualité d’un rallye que sur son empreinte carbone. Je dois vous avouer que personnellement, j’aimerais plutôt voir ajouter une note artistique au résultat sec du chrono. Voilà, je ne vais donc pas vous relater les faits de course que vous avez déjà pu lire en détails ici ou là, je vais vous décrire quelques moments délicieux qui font qu’un rallye du championnat du monde est une fête permanente qui réserve toujours des bonnes surprises. Arrivés le mardi à Torsby par la grâce d’une grève nationale, nous étions sur pied de guerre dès le mercredi matin, ce qui ne nous était plus arrivé depuis longtemps. C’est ainsi que nous avons pu aller nous poster à l’arrivée de la spéciale d’Hagfors le mercredi matin, à l’heure des dernières reconnaissances. Il y avait un contrôle de passage sur le (futur) parking des spectateurs, mais nous sommes montés jusqu’au point stop de la spéciale où nous avions remarqué une demi-douzaine d’aficionados et une mini-équipe de reportage de la télévision suédoise. Il faisait +6 degrés. Mode REPORTAGE La montée jusqu’au point stop est périlleuse, la route est verglacée, il nous faut marcher dans l’accotement où il y a une bonne couche de neige. Bientôt, une voiture descend la spéciale, c’est Henning Solberg, qui s’arrête un instant, et qui signe quelques autographes tout en répondant au téléphone. Chris Meeke le suit de près, il s’arrête également, il signe des autographe, il sourit. Cette fois, nous avons le temps de l’encourager, il nous remercie. Cependant, je modère aussitôt ma team (des novices, comme vous savez), en leur rappelant que souhaiter bonne chance porte malheur, selon une tradition populaire. attachée au monde de l’art et étant entendu que le rallye en est un, d’art. Une autre voiture arrive, c’est une superbe Focus RS. Il s’agit de Pontus Tidemand. L’équipe de TV se positionne et l’interviewe longuement, ce qui provoque une petite file. En effet, à partir de ce moment-là, les voitures de reconnaissance se suivent : Mikkelsen, Katsuta, Ostberg, Neuville, Lappi, Ogier, Loeb (dans une superbe BMW blanche), Tanak, Latvala, Lindholm,… Je demande à Thierry Neuville ce qu’il pense de la spéciale, il me répond qu’il est persuadé que ça va fondre et que ça va devenir un problème. Quel bonheur aussi : toutes les voitures se sont arrêtées, tous les pilotes ont descendu la vitre, tous ont signé des autographes, tous ont souri et remercié. Parcours du SHAKEDOWN Le mercredi après-midi, les reconnaissances sont malheureusement déjà terminées. Comme nous logeons à une dizaine de kilomètres du shakedown, nous décidons d’aller jeter un coup d’œil sur l’état de la route, et éventuellement de repérer un spot intéressant. Persuadé que la route est déjà fermée à la circulation (après vérification, c’est le cas de toutes les spéciales, sauf le shakedown), j’emprunte une route d’accès du guide des spectateurs. A l’endroit de la spéciale, je suis étonné de ne trouver aucune barrière, il n’y a pas un chat, l’occasion est trop belle, je m’engage dans le sens officiel et nous parcourons le tracé. C’est grisant, j’accélère, ma Yaris hybride de location tient relativement bien la route, elle amorti les nombreuses bosses, on apprécie vraiment la sinuosité, on s’amuse comme des fous. Il y a très peu de monde, juste quelques camping-cars qui se sont planqués dans des chemins de traverse. J’arrive à une épingle, je veux faire mon « kéké » et je tire le frein à main. Erreur ! Le système antidérapage entre en scène et empêche le dérapage, j’en suis pour mes frais. Nous terminons le shakedown et nous décidons de rejoindre le départ pour reconnaître le morceau que nous n’avons pas encore parcouru. Il n’y a personne pour nous en empêcher, nous avons reconnu l’entièreté du tracé. Comme il n’y a pas beaucoup d’accès possibles, nous savons que nous entrerons dans le shakedown par le départ, qui est constitué d’une petite descente suivie d’une bosse en virage sur la gauche (toutes les voitures sauteront roues braquées pour tourner à la réception), avec ensuite une longue courbe à droite en légère montée. C’est là que nous irons ! En rentrant sur Torsby, le padawan de l’équipe souhaite voir le service park, mais bizarrement, c’est fermé au public. Ce n’est pas grave, ça nous laisse le temps d’aller faire des courses et de nous préparer pour les choses sérieuses du jeudi. QUE LA FÊTE COMMENCE Comme le shakedown est proposé à une heure plus tardive qu’à l’accoutumée (9h), nous n’avons pas à nous presser, nous arrivons 30 minutes avant l’heure de départ, l’organisateur a prévu un grand parking dans un champ déneigé, c’est trop facîîîle ! Nous nous installons à l’intérieur du premier droit, avec vue sur le départ et la première bosse. La route est bien verglacée, il y a 50 à 60 cm de neige sur les côtés. Excellent choix, après un premier passage relativement calme (les voitures sautent à peine sur la bosse), la suite va nous régaler. Les pilotes sont chauds, on sent qu’ils sont passés à la vitesse supérieure : festival de sauts, hurlements de moteur plus prononcés, dérives beaucoup plus larges. J’arrive à me rapprocher de la route pour filmer et faire quelques photos. Quel pied ! Ogier au deuxième passage (au premier, il n'a même pas dérivé) Rovanpera (lui, ça a été une suite de passages par la portière) Au bout d’une heure et demie, nous décidons de sortir du shakedown, avec l’espoir de voir quelques voitures de près puisque nous remontons l’accès à l’envers. Chance, nous tombons sur les WRC qui vont effectuer leur troisième passage. Suite au prochain épisode…
  25. 1 point
    Bilan simple, c'est celui qui n'a pas fait de faute et qui a eu la meilleure pointe de vitesse du week end qui s'impose. Je reste persuadé (la ps le démontre), que Ott pouvait aller encore plus vite si le besoin s'en était fait sentir. Depuis la sortie rédhibitoire de Séb et les boulettes à répétition de Neuville, il était le coude à la portière, dans une gestion de matelas sereine. C'est un championnat qui s'annonce une nouvelle fois passionnant. Le duo Ott/Yaris semble promis a un bel avenir, tant le premier a atteint un niveau de performance et de gestion qui en font un probable futur champion du monde. Mais gare, car une erreur (style Monte) peut aussi indiquer que le principal adversaire de Ott n'est autre que Ott lui même... Les deux meilleurs ennemis, Seb et Thierry, sont eux obligés de se donner à 200%. Ca fait une perf au Monte, un abandon dommageable en Suède contre une belle boulette et d'autres belles boulettes. Certes, le Belge fait podium les deux fois, c'est mieux que Séb. Mais face à l'ogre Ott et sa Toy (qui ne semble pas avoir de terrains défavorables), il ne faudra pas se contenter pour les deux de récolter les miettes. L'armée rouge et les coréens vont devoir travailler d'arrache pied pour que leurs montures soient de plus en plus proches de la référence actuelle, au risque, au moment des comptes finaux, de n'avoir que leurs yeux pour pleurer et leurs mains vides pour applaudir au son d'un gai gazoolli les titres de Toyota.
  26. 1 point
    Servez-vous, il y a une version psd ici
  27. 1 point
    1972 en Corse... Un bruit d’échappement tout proche, viril pour moi mais façon casserole pour mes parents m’annonce l’arrivée de mon copain Bernard monté sur son Flandria « banane » équipé des tout premiers « pots détente ». Son entrée dans la cour de la maison, à l’heure de passer à table, façon rodéo sauvage n’est pas trop du goût de ma mère. « Bonjour, Régis est là ? », et sans attendre la réponse se rue dans les escaliers. « Magne-toi, il y a les Alpine chez Vincent » Vite, vite, dévaler les escaliers et sauter sur le cyclo Motobécane « équipé » Grand-Prix avec sa selle longue, son guidon bracelet et son échappement outrageusement modifié pour mieux respirer et surtout répandre ses décibels agressifs dans les ruelles du village…à l’heure de la sieste… « Chez Vincent » notre quartier général à cette époque de l’année et d’ailleurs le reste du temps aussi. C’est en ces années un des rares bars-restaurants du village qui a la préférence des pilotes en reconnaissance. Vincent le propriétaire débonnaire du lieu s’amuse de notre passion et « sponsorise » à l’occasion les équipages locaux qui alors collent précautionneusement sur leur pare-brise la bande pare soleil ou s’étale en gros « INDE VINCENTU » (chez Vincent) Ce jour là donc, les Alpine, les vraies Alpine étaient garées devant l’entrée du restaurant… Et elles sont bien là, toutes les quatre, garées en épi sur le parking du restaurant, magnifiques dans ce bleu, rehaussé de l’orange des jantes 073 Gotti, qui nous ont tous fait rêver un jour. Si proches et pourtant si lointaines des modèles de série par un plus, une aura que n’ont pas les autres : elles sont d’usine et ont le Mignotet 1800cc…le mot magique qui suffisait à affirmer la supériorité d’une voiture sur une autre. Usine ou ex usine, ces deux paroles imposaient le respect à l’époque… C’est déjà l’attroupement autour des berlinettes et chacun y va de son commentaire. Et tous, religieusement, nous regardons les « 4 mousquetaires » et leurs coéquipiers qui occupent une table dans la salle du fond… Et c’était ainsi pratiquement tous les jours durant le mois qui précédait le Tour. Toutes nos journées de congé, scolarité oblige, étaient occupées à scruter les environs et à écouter les bruits que pouvait nous amener le vent. Il suffisait alors qu’un léger bruit rauque d’échappement nous parvienne pour que tous ensemble nous mettions toute notre énergie pour le localiser afin de pouvoir « intercepter » la voiture en reconnaissance. Les plus anciens comprendront ce que je veux dire, ce que c’est que d’entendre les « devils » et autres pots « abarth » résonner et rebondir de collines en vallées surtout la nuit qui devenait alors magique. Les voitures s’annonçaient à nous parfois une bonne demi-heure avant selon le parcours et souvent les pinceaux des phares « flashaient » la cime des arbres bien avant le passage du concurrent. Cette nuit du Rallye 1972 nous étions montés dans la spéciale de St Eustache. Nuit noire et un peu de brouillard accompagné d’une petite pluie fine et éparse comme c’était souvent le cas en ces années du Tour se courant en novembre. Piot avec la fabuleuse Ligier était sorti de la route dans l’après midi et la spéciale de Stilliccione avait été neutralisée. L’extraterrestre Stratos et la Ford GT 70 dont c’était la première et dernière apparition n’étaient plus là, mais les Alpine et la Porsche de Larousse assuraient le spectacle…Nous nous étions tous enthousiasmés devant les 304 et de cette prouesse de Peugeot qui avait réussi à faire de cette paisible voiture de famille un monstre rugissant avec ses extensions d’ailes démesurées. Mais il y avait encore et surtout Fiorentino. Je me rappellerais toujours de l’apparition du Simca CG dans la longue enfilade du col, de cette vision fugitive et un peu irréelle du spider déboulant sur nous dans une lumière aveuglante pour se fondre et disparaître trop vite absorbé par les virages de la descente. De ces casques entre aperçus à travers 2 flashs de reporters amateurs, des clameurs saluant son passage « homérique » tout à la lutte avec la berlinette de J-C Andruet. Il paraissait si peu à sa place sur les routes de corse ce CG et pourtant, que de mal il donna aux berlinettes. Quel bonheur ça avait été pour nous de pouvoir approcher le Simca lors des ultimes reconnaissances ! Que de commentaires élogieux ou de ricanements sur ses chances de bien figurer ou de terminer la course ! « Quel engin… » « Umbeh…pour conduire ça… » « Et s’il pleut ? » (Beaucoup avaient oublié que bien avant le Simca CG, Lancia aussi était venu en Corse avec un spider fulvia.) Et pourtant, ce que fit cette année Fiorentino avec le CG fait à présent partie de la Légende du Tour. Il fut bien prêt de le remporter ce tour 1972 et il fallut tout la talent d’Andruet associé à la vélocité de la berlinette 1800 pour remporter cette édition mémorable par la qualité des voitures engagées et l’ampleur de la lutte... Le second Simca CG mais en coupé et piloté par Saliba fit au début du rallye une prestation plus qu’honnête mais abandonna… C’était mes 15 ans…
  28. 1 point
    Je présume que tu lui as répondu : "Ça ira ! Ça ira ! Toute la vie."
  29. 1 point
    En parlant du Lozère 74 et d'Ascona Gr.2. A l'époque, je ne courais pas encore, mais je suivais assidûment tous les rallyes du coin. Six mois avant, à l'Hérault, Claude Labrot pose dans un fossé son Ascona Gr.2. Le premier loustic à débouler pour sortir l'auto, c'est Mézigue. Et donc, à ce Lozère, je suis seul spectateur sur un talus à l'endroit où Claude prend une corde un peu fine et explose une roue. Surgi de nulle part, un quidam saute des hauteurs et a déjà ouvert le coffre et sorti la roue de secours avant que l'équipage soit descendu, toujours Mézigue ! La roue changée en un temps record, pendant que le père Labrot se rattache, il me lâche : "Toi, je vais t'engager en assistance rapide !"

La manche précédente en vidéo.

La photo coup de coeur

L’image contient peut-être : arbre, ciel, couché de soleil, plein air et nature

Crédit photo : Aurélien Vialatte

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