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Bignonn

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About Bignonn

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    Gardien des chaumes
  • Birthday 05/12/1969

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  1. Et même sa nouvelle copine s'appelle Laurène....
  2. Le meilleur des autres, je ne partage pas cet avis car je trouve qu' il manque trop de régularité, mais il a sa place dans une WRC officielle, aucun doute là dessus. De la même façon, je n'ai jamais été fan du pilote, mais quand je vois Adamo lui reprocher de ne pas avoir su résister à Evans au Wales, c'est un peu fort de café, les 2èmes et 3èmes jours Evans était imbattable, même par Tänak...
  3. Croizon? C'est un mec formidable mais il est moins beau. Je suis déjà parti
  4. 2ème jour. Après 4 heures de sommeil réparateur, le reveil sonne. Nous grignotons vite fait un petit déjeuner composé de lard (importation des Vosges par Eric), de pain, de lait et d'oranges, et déjà il faut partir pour Burzet, haut lieu du Monte-Carlo. Je profite néanmoins du mélange ingurgité pour enseigner une expression Vosgienne aux colocataires du pote Eric: Tendre une peau En annonçant, ça certains on cru que je voulais ériger une tente, mais ma fuite , une main sur la bouche avant d'honorer le trone de faïence d'une genuflexion forcément sincére les a renseignés illico sur mes intentions et l'origine de l'expression. Il ne faut pas tarder, il est déjà 7 heures, et il y a presque 2 heures de route. Nanard ne tergiverse pas, et imprime à la brave R9 un rythme soutenu que nos hôtes de la nuit ont toutes les peines du monde à suivre avec leur R5 GTX forte pourtant d'une cavalerie impressionante de 70cv, au moins. Dans un grand gauche abordé à près de 90km/h, Nanard, certainement ébranlé par la courte nuit et les 18h passées au volant la veille, réagit tardivement et la légère glisse s'achève sur un petit pont , l'avant et l'arrière bloqués dans la neige en travers du pont sans la moindre egratignure. Nous arrivons près de Lachamp Raphaël, si mes souvenirs sont bons, mais un hurlement de moteur de course nous indique que nous avons trop trainé, aussi, après concertation, nous abandonnons nos suiveurs et décidons de partir pour Saint bonnet le froid. Pas de souvenirs particuliers, sinon que la plupart n'avait pas les bons pneus pour l'endroit où nous étions, et que les 300m de spéciale qui s'offraient à nous étaient aussi spectaculaires qu'une partie de curling au Zimbabwe. Retour vers l'est du Rhone, il faut être au col de Saulce pour dormir au chaud cette nuit. Il y a à peu près 3km de voitures garées le long de la route proche de l'arrivée, mais nous ne manquons pas la R19 16s bleu nuit avec immat 88, preuve de la présence d'Hervé et du Claude que nous ne connaissons pas encore. Rappel à l'attention des plus jeunes, en l'absence de téléphone portables, il fallait une bonne organisation ou une bonne dose d'insouciance, d'optimisme, de folie, pour que tout se passe bien. En fait, il fallait surtout oser, et ça, ça n'a heureusement pas changé. (fin de l'apparté vieux c..) La nuit tombe, nous voyons quand même de superbes passages dans cette descente faite d'enfilades rapides, et finissons par tomber au milieu de la foule sur la seule tête que l'on connaisse. Retrouvailles célébrées par force libations, et nous suivons notre duo de sauveteurs vers l'hotel. Il conviendra pour nous de rentrer un peu plus tard dans l'hotel, les chambres étant limitées à 3 personnes. Bref, nous franchisssons le seuil quelques minutes plus tard avec l'assurance paisible des jeunes couillons qui essayent de gruger pour la première fois. Le gerant n'y a vu que du feu, même quand il est rentré dans la chambre rapporter sa carte bleue au Claude qui l'avait oublié à l'accueil, il n'a pas vu la fenetre ouverte d'où je venais de me jeter pour me cacher, ni senti l'odeur du cassoulet en boite que nous avions commencé à faire mijoter sur le rechaud à gaz qui nous suivait partout. En fait, je crois simplement qu'il s'était tout de suite rendu compte de l'embrouille mais qu'il n'avait pas envie d'emm... des jeunes sympas . Bon, il n'y a que 3 places dans les lits, et il me semble correct de laisser mon pilote de conducteur reprendre des forces sur un matelas, pendant que je repose sur une moquette dont le contenu desarçonnerait n'importe quel expert en analyse ADN, mais qui au final se révèle plus confortable que le matelas d'Alès. Au passage, je dois rappeler qu'au col de la Fayolle, j'avais revétu un t-shirt de ma fabrication constitué de 2 t-shirts cousus l'un sur l'autre et bourrés de poils de lapin angora. Il faut savoir que ces poils sont très fins, et passent aisément à travers les fibres du tissus, ce qui m'a permis de constater que je laissais une belle trainée de poils blancs partout ou je posais mon t-shirt, ou les vêtements ayant été en contact, ou mon sac, ou moi...... Fin du 2ème jour
  5. Faudrait aussi que j'ai plus de temps.... et de souvenirs!
  6. Nous sommes en 1991. Nom de Zeus!!! Période de noël exactement. Avec des potes, attablés dans notre bar preferé, nous savourons la bière et le plaisir de retrouver la bande de copains fans de rallye que les vacances ont réunis. C'est Nanard qui dégaine le premier: -Y en a qui seraient motivés pour aller au Monte Carlo? Malheureusement, l'idée n'emporte que peu d'adhésion, entre ceux qui terminent les études et ceux qui bossent, le choix est limité, seuls moi et Philou sommes volontaires, et comment!!! J'ai récemment conclu mes études par un brillant echec, et je n'ai pas de travail fixe, sachant que le 02 février je dois me présenter à Oberhoffen sur Moder(petit village alsacien aujourd'hui reconnu grace aux exploits en rallye du plus célèbre de ses ressortissants, un certain Sebastien Loeb). Mais je ne vais pas là bas donner des cours de pilotage au futur prodige (sinon le palmarès de la France en rallye serait aujourd'hui beaucoup plus terne), mais pour apprendre à me lever tous les jours à 5H30, à me rouler dans la boue, à nettoyer un fusil pendant 9H d'affilée, à obéir aux ordres du dernier des crétins pourvu qu'il ai un galon de plus que vous, et me délecter des merveilles d'un restaurant gastronomique nommé Ordinaire et où le chef n'hésite pas à se gratter l'entrejambe avant de saupoudrer les pâtes d'un trop rare gruyére. Bref l'armée, pour les plus jeunes d'entre nous qui n'aurait pas percuté) Aussi, avant de plonger dans ces merveilles, je me dis que découvrir un rallye du championnat du monde une fois dans ma vie est une bonne idée, des fois que je finisse sous les chenilles d'un porte-missille Pluton, conduit par un brigadier chef imbibé de schnaps à 7h du matin. 2H30, le 25 janvier, je gare ma fidèle (elle n'est pas rancunière) 104 Gl devant chez Nanard, et nous partons chercher Philou, dans une tempête de neige. Ce dernier, usé par sa dernière copine du moment, nous abandonne lachement, et c'est donc à 2 que nous allons prendre la route. Très vite, je trouve bizarre que Nanard passe de 3 en 5 avec sa vieille R9 diesel. Il me dit que c'est normal, il doit avoir une fourchette foutue et il la réparera en rentrant. La route passe vite, surtout vu l'absence de radars propres à cette époque bénie, et nous roulons aisément à 150km/h grace aux 55cv de la fringante berline et à un compteur aussi optimiste que nous. Il faut dire que l'organisation s'est faite à l'arrache, la promesse d'un hébérgement à Alès le premier soir dans l'appartement d'un pote, et un rendez-vous à ne pas manquer dans la spéciale du Col de Saulce, avec le frére d'un ami qui a reservé une chambre d'Hotel F1 et que nous pourrons squatter. 13H30, nous prenons nos marques dans la descente du col de Perty, et découverte des Delecour, Makinen (oui oui, celui de Toyota) et sa Nissan, Salonen avec une Mitsubishi Galant, Kankunen, Sainz, Biasion et tous les autres. Ca va vite, mais ça ne glisse pas beaucoup, tant pis, on verra ce qu'on verra au Col de la Fayolle. Direction l'Ardéche après une soixantaine de voitures, on doit retrouver le pote qui nous hébérge (théoriquement) à Alès dans le village de Saint Julien du Gua. Après quelques milliers de virages, nous trouvons le village pré-cité et installons notre réchaud pour un vin chaud salvateur. Mais un vent glacial contrarie ce projet en soufflant continuellement sur les flammes. Après avoir bu notre vin tiède, l'heure du départ de la spéciale approchant, et un peu inquiets de ne pas avoir vu notre pote, nous partons vers le col. La haut, la Burle se déchaine. (Parenthèse culturelle, la burle est le nom donné au vent du Nord qui souffle l'hiver dans le centre-sud de la France à l'est du Massif central sur les plateaux dénudés du Velay, d'Ardèche ou du Forez . Ne pas confondre avec la burne, Vosgien novice habitué aux éxagerations typiques du sud de la France, confondant sud-est et Ardéche et qui pense qu'un simple anorak et un T-Shirt de sa fabrication doublé de poils de lapins angoras suffiront pour garder au chaud son corps d'athléte.) Après 30 voitures, Nanard me dit: -He hois hon hehait hieux he hehouhé a a hoihuhe J'opine, ne pouvant plus ouvrir la bouche. Je commence à imaginer notre nuit, blottis dans la Renault, le chauffage à fond pour essayer de rester en vie, quand Nanard se retourne soudain. Il a entendu un accent Vosgien. Ouf, Eric est là, avec des amis étudiants, et nous pouvons enfin nous relacher, dans quelques instants, un lit chaud nous attend. Après 2 heures de route, nous pouvons enfin nous glisser sur des matelas suffisament minces pour sentir que la pièce de 1 franc oubliée sous le matelas est du côté pile. Qu'importe, nous sommes jeunes et venons de découvrir le Monte-Carlo
  7. Je ne suis pas fan du pilote, mais j'ai vraiment un gros respect pour l'homme qui a toujours eu la passion du rallye à 100% (voire souvent à 110% ou plus...)
  8. Au fait, j'ai un doute, Ogier avait signé chez Citroën pour 2 ans ou pour un an plus reconduction ?
  9. Bilan personnel de cette manche. Sérieusement, les 3 fous furieux de devant, malgré toutes les inepties de la FIA, ils nous apportent un spectacle, une sportivité, une bagarre incroyables. Evans, le plus rapide, mais une faute à la Tanak d'il y a 2 ans.. Meeke, consignes ou pas ?, en tout cas une prestation très belle et des points précieux assurés pour Toyota, qui l'eu cru? Mikkelsen, course sérieuse, appliquée, il n'a pas su résister à Evans, mais il a aussi eu l'intelligence de ne pas sortir en essayant. Tidemand, parfois à juste une seconde au km des plus lents des wrc+, sur un terrain qu'il connaît bien, je n'y crois pas du tout. Mais il n'a pas cassé la voiture dans des conditions difficiles. Breen, de belles choses, malheureusement gâchées par une erreur, je lui laisserais une place pour l'an prochain. Lappi, un jour c'est oui un jour c'est non, cette fois on ne l'a pas entendu dire que sa C3 était fantastique. Latvala. Il est sympa, rapide, mais depuis ses débuts en wrc en 2003, il a pris des années, démoralisé plusieurs coachs, what else ? Suninen. Course anonyme, jusqu'à sa sortie. Va falloir faire mieux. Elfyn devrait lui expliquer certaines choses. Petter, Hollywood un jour... Old soldiers never die. Loubet, sérieux, un rallye solide malgré une crevaison et la sagesse de ne pas tout tenter pour repasser devant Solberg le vieux. Fourmaux, comment découvrir la terre sur une vieille r5 et terminer à 15 secondes d'un semi officiel Toyota beaucoup mieux équipé. Solberg le jeune, peu de spéciales sans souci, mais je le vois largement faire oublier son père. Quelle vitesse ! Merci messieurs pour ce spectacle.

La manche précédente en vidéo.

Source : WRC OFFICIAL

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    Crédit photo : Aurélien Petitnicolas

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