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Sébastien Ogier : « Il y a 10 ans, j’étais la tête dans le guidon »

En mai 2010, le pilote gapençais remportait au Portugal le premier rallye WRC de sa carrière. Pour l'occasion, il nous a ouvert sa boîte à souvenirs.
Par Sylvain PARET - Hier à 07:35 | mis à jour à 09:51 - Temps de lecture : 3 min
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title-1590655824.jpg Sébastien Ogier (à droite) et Julien Ingrassia célèbrent leur victoire au Mexique, 10 ans après avoir remporté leur premier succès en WRC. Photo archives EPA-EFE/MAXPPP/Luis RAMIREZ
 

Il y a 10 ans, le Portugal

« Quand on regarde dans le rétro, on a toujours l’impression que les années ont filé à une vitesse folle. Je pense que je peux être heureux de ce qui s’est passé pendant ces 10 ans. À l’époque, cette victoire était un pas de plus et un pas important dans ma carrière en direction du but ultime de devenir champion du monde. J’en ai des super souvenirs, cela a été un des moments marquants de ma carrière. Je me souviens d’un rallye super disputé et d’une victoire pas volée. Une très belle victoire, puisqu’on s’était battu jusqu’à la dernière ES. À l’époque, Loeb, champion du monde en titre, ouvrait la route, puis le leader du rallye devait ouvrir les deux dernières journées, ce qui était désavantageux. On a réussi à résister jusqu’au bout et gagner avec moins de 10 secondes d’avance. On est allé chercher cette victoire à la force du poignet. Cela marque les esprits de faire de tels résultats. Pour un jeune qui doit prouver sa valeur et qu’il mérite d’être là, c’était un pas important pour nous. ».

La place de cette première victoire

« Les victoires, à mes yeux, sont toutes belles. Après, on peut toujours en sortir quelques-unes du lot, et au niveau de l’importance qu’elle a eue, bien sûr que celle-ci a une place particulière »

Il y a 10 ans, un homme différent

« Cela m’a permis d’apprendre beaucoup de choses, notamment les langues. À l’époque je ne parlais pas bien l’anglais. Quant à l’allemand, n’en parlons pas. Je ne suis pas encore au top mais il y a 10 ans je n’aurais jamais cru parler un mot d’allemand dans ma vie. Au niveau de l’anglais, je suis pas mal aujourd’hui, je le pratique au quotidien avec ma femme, et avec mes teams aussi depuis des années. Mon regard a aussi changé sur ma vision de la vie en général. Il y a 10 ans, j’étais tête dans le guidon, la vie orientée vers le sport à 200 % et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai atteint mes objectifs. Mais avec la vie qui avance, la paternité, on commence à relativiser plus, voir la vie différemment. L’importance des choses évolue. Le sport a toujours une grande priorité dans ma vie, mais ma famille a pris la place de numéro 1 depuis quelque temps. C’est aussi le point positif de cette période difficile liée à l’épidémie, d’avoir eu autant de temps à la maison sans voyager : s’il y en a un qui a apprécié, c’est mon fils, super content de me voir à plein temps. »

10 ans après, comment a évolué le WRC ?

« Plutôt de la bonne manière. Quand on a débuté, il n’y avait que deux constructeurs officiels et un plateau relativement faible. On est ensuite monté à 4 l’an dernier, puis trois cette année. Depuis 2017, les dernières générations de voiture ont permis de resserrer le niveau. Aujourd’hui, chaque équipe peut gagner des courses ; reste à savoir comment notre sport va survivre à cette période, car économiquement, c’est difficile pour tout le monde. Il y a des chances qu’il faille trouver des solutions pour que ça coûte moins cher. »

Le rallye qui lui tient à cœur…

«  Hormis le Monte-Carlo, avec qui toute le monde sait que j'ai une relation particulière, la Finlande reste toujours quelque chose à part, le terrain de jeu ultime pour faire du rallye. Ces dernières années, la vitesse atteinte là-bas est juste hallucinante. Les sensations en Finlande sont vraiment exacerbées ».

Le rallye le plus compliqué

« Celui qui m’a le moins réussi est l’Argentine, mais ce n’est pas pour autant que je ne l’aime pas. Je dirai donc Chypre, qu’on n’a plus refait d’ailleurs. En 2010, cela avait très difficile, long et technique, pas très fun à mon goût. On ne le fait plus. Donc tout va bien ».

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Il y a 11 heures, Zoréol a dit :

Dans Auto-Hebdo qui paraîtra en kiosque jeudi

Pas lu,pas le temps,en travaux à la maison. Vu Bruno il y a quelques temps.

Je devrai le re-croiser bientôt.

Il a une auto en restauration pas loin de chez nous et j'ai son bouquin,prêté par un ami,à faire dédicacer... :top:

 

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  • Antraigues : La Remise devient un lieu d'histoire de l'automobile
Dimanche 6 septembre 2020 à 5:06 -
Par Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Drôme Ardèche
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La Fédération française des véhicules d'époque décerne au restaurant La Remise à Antraigues-sur-Volane (Ardèche) le titre de "lieu de mémoire de l'automobile". Une consécration pour son patron Yves Jouanny.


 

Yves Jouanny devant son restaurantYves Jouanny devant son restaurant © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Yves Jouanny sait raconter les histoires et la sienne vaut le détour. Celle d'un petit café d'Antraigues en Ardèche qui devient un haut-lieu du rallye de Monte Carlo et où de nombreuses stars vont se presser pendant des années. 

Le café de l'Epissard

L'histoire commence en 1964 lorsque les parents d'Yves rachètent un petit café au pied du village d'Antraigues. Ils en font une auberge lorsqu'en février 1966 deux jeunes demandent le gîte et le couvert. Le couvert, pas de problème mais le gîte, c'est plus compliqué. 

"Ma sœur Yvette a donné sa chambre pour faire dormir les deux jeunes gens"  Yves Jouanny

Ces deux jeunes c'est Jean-Claude Andruet, un champion automobile spécialiste des rallyes et son copilote. La table est bonne et les deux garçons sympathisent avec la famille. Le bouche à oreille fonctionne et bientôt d'autres coureurs vont faire étape chez les parents d'Yves. Il faut dire que le restaurant est bien placé, juste au terme d'une des plus belles spéciale du rallye de Monte Carlo, le Moulinon - Antraigues. Alors que les coureurs font halte à La Remise, les journalistes se pressent pour les interviewer. La Remise devient salle de presse

 

Yves Jouanny, le patron de la RemiseYves Jouanny, le patron de la Remise © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Une certaine tarte aux pommes

Les premiers coureurs dont Jean-Claude Andruet sont des amateurs de la tarte aux pommes maison. Yvette, la sœur d'Yves descend régulièrement leur en apporter lorsqu'ils font halte à Vals-les-Bains. Mais bientôt les coureurs après leur spéciale s'arrêtent déguster la tarte aux pommes à La Remise. Le père d'Yves ira même jusqu'à demander à l'Automobile Club de Monaco d'officialiser cette pause, ce qui est fait. Les gendarmes se chargent de gérer cet afflux de voitures de course devant le restaurant sur la route d'Aubenas à Antraigues. Des dizaines d'années plus tard, le champion Sébastien Loeb viendra lui aussi déguster la tarte aux pommes maison

 

Yves Jouanny dans son musée du rallye de Monte CarloYves Jouanny dans son musée du rallye de Monte Carlo © Radio France - Pierre-Jean Pluvy

Ferrat, Ventura et les autres 

La Remise devient célèbre. Jean Ferrat qui s'installe dans les années 60 à Antraigues y vient régulièrement, comme le font les stars qui - sous l'impulsion du maire - fréquentent le village ardéchois. C'est par exemple le cas de Lino Ventura mais surtout de Jean-Louis Trintignant, se rappelle Yves Jouanny. Il proposera même à Yves de faire du rallye avec lui. 

Le prince Albert II de Monaco

Yves Jouanny a des étoiles dans les yeux lorsqu'il raconte que le prince Albert de Monaco est venu fêter à La Remise les cent ans du rallye de Monte Carlo. "Juste avant qu'il arrive, seul dans ma cuisine j'ai pensé à mes parents qui avaient repris ce petit café." Yves Jouanny est fier du parcours de son établissement, fier de raconter son histoire et heureux de la reconnaissance de la Fédération française des véhicules d'époque. Dans l'encadrement d'une porte, Yvette la sœur d'Yves apparaît. Celle qui avait donné sa chambre à Jean-Claude Andruet. Elle apporte à notre table une délicieuse tarte, celle qui a fait la réputation de l'établissement

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Source : Pablo 46

Classement WRC après le Mexique

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