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G-Man

Spirit of vécu

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En parlant du Lozère 74 et d'Ascona Gr.2. A l'époque, je ne courais pas encore, mais je suivais assidûment tous les rallyes du coin. Six mois avant, à l'Hérault, Claude Labrot pose dans un fossé son Ascona Gr.2. Le premier loustic à débouler pour sortir l'auto, c'est Mézigue. Et donc, à ce Lozère, je suis seul spectateur sur un talus à l'endroit où Claude prend une corde un peu fine et explose une roue. Surgi de nulle part, un quidam saute des hauteurs et a déjà ouvert le coffre et sorti la roue de secours avant que l'équipage soit descendu, toujours Mézigue ! La roue changée en un temps record, pendant que le père Labrot se rattache, il me lâche : "Toi, je vais t'engager en assistance rapide !" :lol:

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Pour ranimer un peu la rubrique en attendant le Monte. Je connaissais Marianne depuis quelques mois et j'avais arrêté de courir depuis presque dix ans. Un matin au réveil, elle me demande : "Qu'est-ce que c'est, les SB 10 et les SB 11 ?"

Quand on sort des vapes, on trouve la question un chouïa incongrue ! :eek:

" D'où tu sors ça, toi, et pourquoi tu me poses cette question maintenant ?

- Parce que cette nuit, tu avais le sommeil un peu agité, et tu as clairement dit : "Non, je mets pas les SB 10, on va les flinguer, je mets les SB 11 !"

Et naturellement, je ne me souvenais pas de ce rêve qui devait se passer à une assistance un peu compliquée ! :D:

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Je présume que tu lui as répondu :

"Ça ira ! Ça ira ! Toute la vie."

:clindoeil:

 

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Il y a 1 heure, Armin a dit :

Merci Régis pour cette tranche de vie :jap:

A l’époque sans pépins...

Ce n’est rien moins qu’un copié/collé d’un article que j’avais fait du temps où je collaborais à l’élaboration d’un journal pour le compte d’un célèbre club de miniatures spécialisé dans le Tour de Corse...

Un collector à présent...:sol:

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On s'imagine souvent que les voitures de rallye sont des bijoux rutilants, à la finition parfaite.

Si cela est souvent vrai aujourd'hui, il n'en a pas toujours été ainsi. Dans les années 80-90, (avant je ne sais pas mais je me doute que ce n'était pas toujours fantastique), on voyait encore souvent des voitures dont la finition, la préparation, la sécurité n'était pas toujours parfaite, loin de là.

D'ailleurs, tous les pilotes ne passaient pas par des préparateurs, et la passion remplaçait souvent les compétences. Je n'échappais d'ailleurs pas à la règle, issu d'une famille où le sport auto avait autant d'interet que,  au choix: la sexualité de groupe pour Christine Boutin, l'interêt sportif dans une réunion de la FIA, l'originalité dans une chanson d'Aya Nakamura,  ou encore les oeuvres de Kant dans un épisode de la villa des coeurs brisés.

Bref, en 1994, nanti de 15000F d'économies et d'une promesse de CDI de mon employeur, je me lance à la recherche d'une voiture de course, et de surcroit une propulsion.

Bien sûr, ce sera une groupe F, les Gr N et A sont inaccessibles finacièrement. A moi les RS2000, Kadett, Manta, Ascona GTE, Simca Rallye 2 et autre Sunbeam TI.

Après plusieurs mois à parcourir les petites annonces d'Echappement et compte-tours, je déniche sur Roubaix une MA-GNI-FIQUE* sunbeam Ti, toute noire, 110cv, un pont autobloquant pour 11000f.

Armé d'un pote, de son plateau, de sa 305 break diesel et de 11000f, nous quittons les Vosges et après avoir constaté que les problèmes d'insécurité existaient déjà à Roubaix, finissons par débarquer en plein centre ville chez le vendeur.

Essai rapide sur un parking de supermarché et nous regagnons les Vosges, delesté de 10500F (l'embrayage était fatigué, et je suis aussi bon négociateur que mécano) et nanti d'une Ti à la finition "discutable". Je m'en fiche, j'ai ma voiture de rallye. Et bein sûr, à peine déchargée du plateau, vers 2h du matin, un essai s'imposait, histoire de réveiller les rares voisins, et de les preparer pour les années futures.

Après avoir remis à neuf la face avant, l'embrayage (le disque seulement, ce qui est une erreur, comme on le verra plus tard), repeint l'interieur qui était en blanc, constaté que l'autobloquant promis avait disparu,  la sunbeam est fin prête pour le sprint de La Bresse, qui va constituer mon premier rallye.

 

A suivre

*second degré inclus

Edited by Bignonn
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Première licence, premier engagement, révision de la sunbeam (vidange, purge des freins et changement du liquide, constatation que les amortisseurs arriéres sont morts, aïe) et je me présente aux administratifs, accompagné de mon copilote aussi novice que moi et d'une sourde angoisse en constatant que j'ai oublié de faire le changement de CG. Heureusement, on m'explique gentiment que normalement il faut une autorisation de l'ancien propriétaire, mais pour cette fois ça va. Direction les techniques où étonnament tout se passe bien aussi, puis retour par la route au garage-atelier d'un pote qui se trouve à 2 km du parc et qui accueuille déjà les voitures de 4 autres concurrents. Comme je trouve la pédale de frein un peu molle, je repurge les freins et me fous du DOT5 dans l'oeil. Brûlure, j'ote ma lentille et vais me laver l'oeil, ça va me bruler toute la nuit. (De toutes façons j'aurais pas dormi :w:)

Heureusement, le lendemain, avec des lunettes de soleil ça ira. Nous entrons dans le parc fermé avec beaucoup de courage, nous dirigeons vers le premier pointage avec la confiance de la gazelle qui traverse la mare aux crocodiles, et nous dirigeons vers le départ.

3 mn avant le pointage, la nature me rappelle sa main-mise sur mon organisme, et je sors me soulager. J'envisage de m'enfuir dans la forêt, mais mon copilote attend .

Bref, casque, gants, départ, orgasm..... enfin bon c'est génial. Nos 100CV rugissent dans la montée de 5km, la boite 4 fait merveille, l'autobloquant disparu laisse le boulot au différentiel et nos SB20 de 5 ans nous permettent des appuis démentiels.

Finalement la journée passe comme dans un rève et nous terminos en laissant si mes souvenirs sont bons une bonne quinzaine de voitures derrière nous (ALBI, si tu as des archives :jap: )

Après quelques courses sans incident notables, je m'inscris au Haute-Saône, qui va se  dérouler en partie de nuit. Pas grave, je trouve 2 longues portées "Lafoirefouille approved", et me rends au parc par la route (ben oui, je n'ai ni voiture tractrice, ni plateau, et toutes mes maigres économies passent dans le rallye). Et puis il n'y a que 50km.

Sortie du parc fermé, direction la spéciale, les vitesses ont un peu de mal à passer. (Quand on change un disque d'embrayage, il vaut mieux prévoir le mécanisme et la butée, voir plus haut). Sur le routier, nous sommes bloqués par un troupeau de vaches au milieu de la route, et n'avons pas le temps de changer les pneus (pour venir, j'avais mis des TB 15 gonflés à 3kg).

Départ, 1ère, 2ème, Crac, 3ème, 4ème, la sunbeam ratatouille, et je me souviens qu'en bon bras cassé de la mécanique, j'ai passé la voiture au contrôle technique quelques jours avant, que le controleur m'avait embêté pour la pollution et que du coup j'avais baissé la richesse des carbus.

A mi spéciale, la 3 passe de plus en plus mal, puis ne passe plus du tout, ce qui est génant sur cette spéciale quand on n'a que 4 vitesses d'origine. A l'arrivée, nous décidons cependant de régler ce qui peut l'être, puis nous élançons, pleins d'optimisme* pour le second tour.

Las, une kyrielle de sorties nous retarde de près de 2 heures, et il fait nuit au départ. Nous observons nos concurrents se présenter au départ, allumer leurs superbes rampes qui déchirent la nuit, et s'eclipser en quelques instants, chevaliers hurlants, de fer et de feu, à l'assaut du chronométre.

Sur la ligne, j'attends le dernier moment pour allumer mes pauvres phares, qui se sont d'ailleurs déreglés: L'un éclaire le bas côté gauche, l'autre le haut de l'arbre à droite. Et j'ai l'impression qu'un des phares d'origine a rendu l'ame. Bon, 5.4.3.2.1 VRAAAAAMMMM, Crac, 2ème, VRAAAAAMMMM,  Crac, 4ème BEEEUUUUHHH. Malgré tout, on avance, on se fait (un peu) plaisir, car la spéciale (Ternuay, Melay.... pour les connaisseurs) est magnifique.

Mais ce bonheur ne pouvait pas durer, et, arrivé à mi spéciale, au moment de remettre la 4, pas moyen. Plus que 3km avec la boite bloquée en 2, étonnement personne ne nous rattrape, mais à l'arrivée on se concerte: Encore 80km de liaison, 15km de spéciale, une boite defaillante (et c'est rien de le dire) et il faut encore rentrer par la route. Bref, 1er (et dernier ) abandon de ma carrière, et retour à la maison à 50km/h dans une voiture à la boite bloquée en 2, l'impression de faire Vladivostok-Brest en char à boeuf.

La saison est finie, il va falloir faire une vraie révision à la voiture.

 

 

 

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Ça c'est du rallye :top: et bien raconté. ..

Je connais bien cette spéciale empruntée aussi par la luronne .

 

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Super le souvenir :top: Je me régale à tous vous lire ! Je connais pas mal le coin de Servance, Ternuay et Melay pour y faire quelques balade le week-end, assister à quelques rallyes et participer à quelques rallyes de navigation et de régularité, ça devait être sympa sans 3ème vu les virages et le dénivelé :dent:

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