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Mako

Spirit of vécu

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Rallye du Lodévois 86.

Au départ du dernier tour , nous sommes largement en tête de classe, pas mal au groupe (2èmes ou 3èmes, je ne sais plus), l'auto tourne comme une horloge, il n'y a qu'à rentrer, la moisson de points sera bonne dans les deux challenges PTS (national et sud-ouest), et je vais ramasser quelques sesterces pour acheter des pneus elle est pas belle la vie ? Seulement, à l'assistance, Jean-Luc qui comme d'hab' se tient parfaitement au courant des classements s'aperçoit que nous sommes 8 au scratch à juste trois secondes du gars qui nous précède. Je n'en ai rien à secouer, il est dans un autre groupe, le dépasser ne m'apporterait strictement rien de plus, et puis, 7 ou 8 au scratch hein, entre nous, je m'en bats l'œil ! :D:

Mais voilà, ce jour-là, je ne sais pas quelle mouche a piqué le Jean-Luc qui n'est habituellement pas le moins du monde pousse-au-crime et il me bassine durant toute la liaison avec cette histoire. Et ça dure jusque sur la ligne de départ où, lorsqu'on nous compte "dix" il m'enquiquine encore : "Tu vas aller le chercher, hein ?" Par pure bonté d'âme, je veux lui faire plaisir, j'aurais pas dû ! :non:

J'attaque comme une bête alors que j'aurais pu rouler pépère, et pendant trois ou quatre kilomètres, la vaillante Samba vole : notez, si ça passait, c'était beau :langue: ! Mais comme la spéciale est encore longue, ce qui devait arriver se produit. Dans un grand gauche bosselé et de surcroît bien gravillonné par les nombreuses voitures, je perds l'auto à haute vitesse sur cette route pas très large. Ma bonne étoile veille car nous faisons un 360° sans rien toucher et nous nous retrouvons dans le bon sens. Naturellement, le moteur a calé et pour redémarrer une mécanique bien chaude, bonjour les secondes ! Tout en insistant sur le démarreur je lui lâche, glacial : "Voilà, t'es content :mad: ?" Bon finalement, au lieu de gagner une place, nous en avons perdu une au scratch, mais ni au groupe ni à la classe et l'auto est intacte : pas grave donc, mais ça aurait pu finir tristement. Lui d'habitude bavard comme une pie ne moufte pas sur la liaison qui nous ramène au parc d'arrivée -moi non plus d'ailleurs, je me tiens à un silence éloquent mais réprobateur- et ce n'est que la voiture garée qu'il ose un timide :

" J'ai fait le con, je ne recommencerai plus !

- T'as intérêt, mon pote, parce que sinon tu vas vite te retrouver à pied ! :null:"

Ce que je n'aurais jamais fait, nous nous entendions trop bien ! :lol:

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Et tant que j'y suis, une autre, courte celle-là. En ces temps héroïques, deux sociétaires du team Col Nem avaient monté deux R 17 Gr.2 débordant de chevaux, avec d'énormes pneus avant pour passer la cavalerie. Seulement, les liaisons au sol n'avaient manifestement pas suivi l'augmentation de puissance : lorsqu'ils envoyaient la sauce, les autos louvoyaient d'un côté à l'autre de la route et ils se battaient comme ils pouvaient pour maintenir un semblant de cap en ligne droite. Naturellement, tout ça ne se faisait pas sans casser du bois de temps à autre. Un soir de course où l'un des compères avait mis sur la remorque sa monture un tantinet amochée, je l'interpelle :

" Qu'est-ce qui s'est passé, Henri ?

- Cette putaing de voiture, elle m'a encore mis dehors !" :ange:

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Lozère 85. En ce temps-là, la journaliste sport auto de Midi Libre, épouse d'un spécialiste reconnu de la F1 dans Auto-Hebdo, couvrait les rallyes de la ligue Languedoc-Roussillon. Elle était sur toutes les épreuves mais n'apprenait pas vite et nous demandait souvent, à Alain Lauret mon alter ego chez Hommell et moi-même des trucs basiques, du genre : "Dites, les garçons, les pilotes me parlent de SB 10, SB 11, SB 20, je ne m'en sors pas, vous pouvez m'éclairer ?" Bons princes, et parce que nous l'aimions bien, nous lui expliquions pour la dixième fois la gamme Michelin avec les pneus performants qui se dégradaient vite sur une route abrasive et chaude et ceux qui allaient moins vite au kilomètre mais tenaient mieux la distance. Le reste était à l'avenant. :D:

Bref, je courais cette édition, comme beaucoup d'autres. Le Lozère, sublime épreuve de deuxième div', se déroulait toujours le premier week-end de mai et d'une année sur l'autre, les conditions étaient extrêmement changeantes : j'ai affronté parfois des giboulées de neige pour rouler par une canicule sévère à l'édition suivante. Cette année-là, il faisait chaud, très chaud. Le parcours extrêmement tourmenté offre des descentes d'anthologie mais aussi, revers de la médaille, des montées très rudes qui font grimper les températures moteur. Et que fait-on dans ce cas ? On met le chauffage en grand pour que la petite surface du radiateur d'appoint s'ajoute au refroidissement afin de ne pas se mettre dans le rouge.

Au point stop de Jalcreste, spéciale tout en montée, ma femme m'attendait. Elle s'y connaissait un poil côté boulons-rondelles parce qu'elle me naviguait de temps à autre. Elle est abordée par M.C. : "Dis, Roselyne, j'ai l'impression que les pilotes se moquent un peu de moi, remarque, j'ai l'habitude ! Ils me disent presque tous qu'ils roulent avec le chauffage à fond, tu y crois, toi, avec cette chaleur accablante ?" :langue:

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Guest Armin

On pourrait ouvrir un sujet spécifique pour les bourdes de Martine :lol:

Non, je rigole :w:

PS : J'ai oublié le prénom de leur fils...

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Guest Armin

En effet, merci :clindoeil:

J'avais posté une anecdote pour la présentation de la 306 Maxi dans les Cévennes où ils étaient présents (Martine et Florian).
Je ne sais plus si c'est sur SoR mais je vais vérifier...
 

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Ça n'intervient pas beaucoup par ici ! :bof:

1987. Nous partons en famille courir le Mont-Blanc.

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La femme de Jean-Luc qui s'occupe toujours de ce genre d'intendance (:jap:) a loué deux chalets, l'un pour la première semaine aux Saisies, l'autre pour la seconde semaine à Thônes. C'est l'époque des reconnaissances libres. Nous disputons pour la première fois l'épreuve et limons correctement, mais sans outrance : de sept heures à midi recos, retour au chalet, un petit jaunet pour rafraîchir nos gosiers asséchés par le dur labeur, repas, et l'après-midi balades dans la Yaute avec ces dames et les lardons. Dix jours de recos mais pas à un rythme de Stakhanovistes ! :langue:

Au départ de la spéciale de Fort du Mont, nous tombons sur Didier Auriol et Bernard Occelli. Je connais Didier depuis l'Escort rose, j'ai été le premier plumitif à écrire son nom sur Echappement au Gard 81, j'ai réalisé le premier portrait de l'Aveyronnais l'année suivante dans la célèbre rubrique "Ceux dont on parle" et nous avons même fait assistance commune au Var 82. Inutile de dire que nous sommes grands potes ! :D:

" Vous reconnaissez laquelle demain matin ?

- Bisanne.

- Bisanne ? Notre chalet est à trois kilomètres de la spéciale, passez manger à midi avec nous !"

Et le lendemain, vers 12 h 30, le "pfiou-pfiou-pfiou" de la Sierra 33 Export se fait entendre, mulet bien entendu identique à l'auto de course. Les deux loustics boivent un Perrier tandis que Jean-Luc et moi sommes au 51 :lol:, mangent rapidement et repartent bosser, ils sont pros, eux, pas comme nous qui irons nous balader après la sieste ! :w: Pendant le repas, l'aîné de Jean-Luc (celui qui est tombé de la remorque au Lozère 85 si vous avez suivi) ne mange pas une bouchée. Cyril a désormais sept ans, Didier est son idole, il a des posters de lui plein sa chambre, et de le trouver à notre table lui coupe net l'appétit : il passe son temps bouche bée à le regarder, comme on dit dans le Midi, "il le bade" ! Quand l'équipage prend congé, ils font la bise aux dames et aux gamins. Le soir venu, c'est l'heure de la douche pour les marmots en rang d'oignons dans la baignoire. Soudain, des hurlements épouvantables arrivent de la salle de bains. Jean-Luc et moi, qui distillons un apéritif anisé sur la terrasse, l'avalons de travers et nous ruons en craignant le terrible accident domestique.

Pas du tout ! Cyril, garçon habituellement calme et réservé est au bord de la crise d'hystérie : il refuse catégoriquement que sa mère lui lave les joues, ces joues où Didier a posé ses lèvres quelques heures auparavant ! :Laporte01:

Nous finirons ex-aequo avec Didier, une victoire partout : lui au scratch, nous à la classe. On a les victoires qu'on peut ! :langue:

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1988, toujours le Mont-Blanc. J'ai raccroché le casque à la fin de la saison passée, mais comme le séjour nous avait plu, on remet le couvert, reconnaissances en moins. Cette fois, nous sommes dans un chalet au Grand Bornand, toujours en compagnie de la famille de mon ex-copipote, avec vue sur la place du village. Un soir après dîner, alors que nous devisons sur la terrasse, on entend du bruit et on voit des fourgons à 500 mètres de notre chez nous. Ni une ni deux, nous voilà sur place. Et comme par hasard, c'est encore le Didier qui fait des essais avec l'auto de course. La livrée de la Sierra rouge et jaune est devenue verte et blanche Panac'h, mais qu'importe le flacon ! Lors d'un arrêt pour modifier le set-up, le loustic est pinailleur, un millimètre de plus devant, deux de moins derrière, je demande à Bernard Occelli si je peux monter à sa place. Trop content de se délasser, Bernard me cède son siège, personne n'y voit d'inconvénient dans le staff (nous ne sommes pas à l'époque des ouvertures de parapluies pour des questions d'assurance et tout le bazar) et me voilà sanglé dans le baquet de droite : pas de casque en cette période héroïque, juste les Peltor sur les esgourdes... :D:

Je demande à Didier s'il veut que je lui lise les notes, mais il me répond que ce n'est pas la peine, il connaît par cœur la base, route fermée par les mécanos du Red. Moi, la route, je ne la connais pas, grand saut vers l'inconnu. Ce n'est pas la première fois que je monte à côté de l'énergumène, mais là, il est au sommet de son art ! :love:

Ça part sur du large et rapide, grandes dérives à très haute vitesse contrôlées au millimètre, et puis soudain, en pleine ligne droite, freinage à la limite du blocage de roues et coup de frein à main inexplicable :???: ! Qui a enlevé la route ? On plonge dans un petit chemin en contrebas que je n'avais pas vu, route étroite, tortueuse, bosselée et gravillonnée à souhait, et les glissades continuent, la Sierra frôlant de l'aile arrière le talus de gauche ou le ravin de droite. Le plus fort, c'est qu'en attaquant comme une bête, il me commente les changements de comportement de l'auto après les modifs apportées, comme s'il était dans son salon... Et puis, trop tôt, beaucoup trop tôt, les lumières du Grand Bornand et nous nous arrêtons sur la place. Le tour de Grand Huit a peut-être duré cinq minutes, mais je le vis encore avec des frissons d'extase dans l'échine !

Merci mon pote pour ce court et grand moment ! :jap:

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Comment je suis devenu ami avec Michel Enjolras.

En 85, lors d’un rallye de la ligue Languedoc-Roussillon, des interrogations ont couru à l’arrivée sur la prétendue non-conformité d’une Samba Gr.A, celle pilotée par Bernard Ducros et préparée par Michel Enjolras. Le Ducros en question était un mec rapide -sans doute plus que moi- mais assez bizarre et torturé, qui a fini par se suicider. Il était entouré au Vigan d’une espèce de Manson Family. Comme j’étais à ce moment l’homme à battre en Samba dans le coin et qu’on ne prête qu’aux riches, ses potes ont propagé la rumeur que j’étais à l’origine de ces bruits. Sauf que ce week-end-là, je courais le Rouergue à deux-cents bornes de là et que je ne risquais pas d’attiser le feu à l’endroit d’où l’incendie est parti. De surcroît, je n’ai jamais mis en doute la conformité de mes concurrents lorsqu’ils me battaient (j’ai rencontré trois fois à l’époque Fabien Doenlen qui roulait aussi sur Samba Gr.A, je l’ai devancé une fois, il m’a battu deux fois et je ne me suis pas posé de questions sur sa voiture : il m’avait battu parce qu’il était plus vite, point).
Durant l’inter-saison, il m’est revenu aux oreilles que Michel, que je ne connaissais que de nom, disait beaucoup de mal de moi, trouvant anormal que quelqu’un, journaliste de surcroît à Echappement lance des accusations sans preuve quant à son honnêteté. 
Comme je n’y étais pour rien, cela me minait un chouïa, d’autant plus qu’en août 86 je devais courir le Tour de la Réunion sur une 205 Gr.A prêtée par François Caillé -pour qui j’avais déjà couru l’épreuve sur Samba en 83- et que Michel serait présent pour la 205 T16 de Jean-Pierre Ballet invitée par les mêmes Ets Caillé. Cela promettait une atmosphère tendue. Michel Caillé, le petit frère de François (qui était mon coéquipier en 83) finissait à ce moment ses études d’ophtalmo à Montpellier. Je lui demande donc de me faire rencontrer Michel Enjolras et nous débarquons à son garage. L’entrevue dure une heure. Michel est au début un peu distant et méfiant, mais je finis par le convaincre de mon innocence dans les ragots autour de l’auto de Ducros et nous nous quittons sur une franche poignée de mains. Tant et si bien qu’en août, François Caillé nous fait cohabiter dans la même villa qu’il a louée pour nous à la Réunion, Michel et son épouse Vivi, mon ex-femme (qui est ma coéquipière sur l’épreuve) et moi dans une entente parfaitement cordiale.
Petite anecdote : pendant le rallye, je suis devant (de peu, mais devant) le pilote maison Philippe Maillot sur une 205 identique alors que je découvre l’auto qu’il a en mains depuis le début de saison. Au milieu de la seconde étape, le boss me prend à part :
«  Le rythme auquel vous roulez Philippe et toi n’est pas raisonnable, vous allez me casser les autos !
- Non, François, je vais continuer à attaquer et je te ramènerai l’auto intacte, ou sinon je paie les frais…
- Toi, peut-être, mais avec l’ego de Philippe, c’est lui qui va se mettre dehors. Et puis, il joue le championnat alors que pour toi c’est un one-shot. Lève un peu le pied s’il te plaît ! »
Deuxième rallye comme pilote officiel et déjà des consignes d’équipe ! :D:
Naturellement, tout le monde est au courant dans le PTS Réunion et Vivi Enjolras qui est un peu pousse-au-crime me dit : 
« J’espère que tu ne vas pas obéir !
- Ben si, le boss a tranché ! »
Michel qui est un garçon posé morigène un peu sa femme : « Ecoute, Vivi, laisse-le faire, il a raison : lui est invité tous frais payés par François, celui-ci lui demande une faveur et être devant ou derrière Maillot ne changera pas sa vie ! »
J’ai donc fini derrière Philippe.
A partir de là, nous sommes devenus de vrais amis. Au vacances de février, nous louions ensemble un chalet pour aller skier aux Contamines-Montjoie avec Vivi, Pascal et Sébastien. Michel restait au garage pour préparer les autos en vue de l’Alpin-Behra car les pièces arrivaient toujours à la bourre du PTS. Si Pascal était déjà très posé, j’ai découvert Sébastien, un garçon attachant de quinze ou seize ans, un peu fantasque et fou-fou à qui j’ai appris à skier et qui m’a vite dépassé sur les pistes !
En septembre 96, nous sommes montés avec Michel et son inséparable Serge Calle dans ma 605 pour les 4 heures du Mans que Sébastien a remportées sur la WR.
En mai 97, un pote un peu branché auto vient dîner à la maison. Il a regardé les infos de FR3 local et m’annonce sans ménagement : « Tu connais Sébastien Enjolras ? Il vient de se tuer au Mans . »
Je suis effondré !
Le lendemain, je file à leur domicile où je reste longtemps dans le jardin à discuter et à griller les clopes les unes derrière les autres avec un Michel anéanti qui vient de rentrer précipitamment du Tour de Corse.
Maintenant, nous sommes à 10 000 bornes mais lorsque Michel ou Pascal viennent assurer une assistance à la Réunion, je passe de longs moments avec eux. Une fois, en attendant les autos, Michel a fait un long cours sur les épures de suspensions à Marianne qui entravait un mot sur deux mais était éberluée de voir la technique et les connaissances qu’il faut mettre en œuvre pour faire avancer une auto de course ! :langue:
Ce fameux Tour de la Réunion 86 avec un commentaire du boss qui m'avait un peu forcé la main :ange: !
 
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En 87, je pars courir pour la première fois le Mont Blanc, superbe épreuve et puis, autres temps, autres mœurs.

Je rencontre pour la première et seule fois un dénommé Mathis, un gars qui n'est pas du coin (de Saône et Loire il me semble, je ne suis plus sûr) qui lui aussi découvre ce rallye. Très vite, nous atomisons les mecs de la Yaute médusés qui ne comprennent pas ! Mais si nous ne les calculons pas, la bagarre entre nous deux ne tourne pas à mon avantage. Je lui en mets une, il m'en met deux dans la suivante, je lui en remets trois, et il m'en pose quatre dans la foulée. Bref, l'affaire s'échauffe et je tire la langue ! Vers la fin de la deuxième étape, contrairement à mon habitude de rouler à l'économie, je sors deux balles neuves (les seules que j'ai) du coffre de la 505. Elles me feront gagner pas loin d'une au kil' et il me faut bien ça, je décide de partir "all balls out" dans la suivante et on verra bien !

Je n'ai pas fait deux kilomètres de routier que ce bougre de Mathis qui me fait du tourment et qui a son assistance dans un petit chemin au-dessus se met en travers de ma route en agitant les bras : "J'ai pété l'embrayage, j'abandonne, alors tu as course gagnée, ne va pas te mettre dehors bêtement !"

Sympa, non ? Je n'ai jamais revu ce type, mais il aurait pu être un bon pote ! :love:

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Il y a 3 heures, Zoréol a dit :

En 87, je pars courir pour la première fois le Mont Blanc, superbe épreuve et puis, autres temps, autres mœurs.

Je rencontre pour la première et seule fois un dénommé Mathis, un gars qui n'est pas du coin (de Saône et Loire il me semble, je ne suis plus sûr) qui lui aussi découvre ce rallye. Très vite, nous atomisons les mecs de la Yaute médusés qui ne comprennent pas ! Mais si nous ne les calculons pas, la bagarre entre nous deux ne tourne pas à mon avantage. Je lui en mets une, il m'en met deux dans la suivante, je lui en remets trois, et il m'en pose quatre dans la foulée. Bref, l'affaire s'échauffe et je tire la langue ! Vers la fin de la deuxième étape, contrairement à mon habitude de rouler à l'économie, je sors deux balles neuves (les seules que j'ai) du coffre de la 505. Elles me feront gagner pas loin d'une au kil' et il me faut bien ça, je décide de partir "all balls out" dans la suivante et on verra bien !

Je n'ai pas fait deux kilomètres de routier que ce bougre de Mathis qui me fait du tourment et a son assistance dans un petit chemin au-dessus se met en travers de ma route en agitant les bras : "J'ai pété l'embrayage, j'abandonne, alors tu as course gagnée, ne va pas te mettre dehors bêtement !"

Sympa, non ? Je n'ai jamais revu ce type, mais il aurait pu être un bon pote ! :love:

J'y étais en touriste,à ce Mont-Blanc (comme à d'autres d'ailleurs). On t'a vu passer dans la descente de Bisanne,entre autre..! :langue:

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En ces temps reculés que les moins de vingt ans, etc. je faisais le plumitif pour Echappement tout en courant : pas si difficile que ça en a l'air, mon copipote notait à l'arrivée des spéciales sur la dernière page du cahier ce qu'on avait vu, par exemple qu'Untel était les quatre fers en l'air dans la garrigue et ainsi de suite. Lors des regroupements, j'étais en plein centre de l'action pour discuter à chaud avec les autres gars de leurs différentes aventures, et bien entendu je connaissais par cœur tous les autres pilotes.

Lorsque je rédigeais mon papier, comme il fallait bien parler de moi puisque j'étais partie intégrante de la course, il m'arrivait de temps en temps de le faire en écrivant "votre serviteur a fait ceci ou cela".

Naturellement, tout le microcosme épluchait le canard de Michel Hommell, et le terme amusait fort mon pote Phi-Phi Navaranne, pilote de Kadett Gr.2. Lors des inénarrables repas en grandes tablées à la veille des rallyes, il me chambrait régulièrement : "Serviteur ! Vous pourriez me passer la carafe d'eau, s'il vous plaît ?" :lol:

Je me suis vengé un jour en annonçant à haute voix le menu où figurait le plat qui allait bien : "Je vous conseille le navaranne de mouton, c'est plein d'os et dur à avaler, vous garderez un souvenir de Phi-Phi !"

 

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Il y avait un gars dont je ne dirai pas le nom même sous la torture qui courait en Porsche.

Il avait une réputation un tantinet sulfureuse, et le bruit courait dans le monde du rallye qu'il avait été embastillé quelque temps pour avoir "emprunté" une auto de Stuttgart sur un parking de boîte de nuit et récupéré sur icelle les pièces qui lui convenaient. Mais sorti de la geôle, il avait repris le rallye comme si de rien n'était.

Lors d'un rallye du Roussillon, le type en question qui, s'il n'était pas d'une intégrité monacale, était loin d'être manchot, caracolait en tête... jusqu'à ce que le six cylindres à plat explose ! On va l'appeler XXX.

Lors du regroupement suivant, la nouvelle s'étant répandue, le regretté Richard Yvorra qui était un grand pince sans rire clame à la cantonade : "Eh ! Les Mecs ! Planquez vos Porsche ! XXX vient de péter son moteur !" :D:

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Source : Pablo 46

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