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Guest Armin

La Formule 1

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Il a vraiment un mental exceptionnel ce gamin... Bravo,formidable victoire...

Chaud,mais bon,c'est passé..! :hehe:

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Mécano en F1, une vie de chien... 

Livrés à eux-mêmes, les 22 pilotes de F1 seraient bien impuissants. Ils peuvent remercier – et ils le font d’ailleurs chaque semaine – ces hommes de l’ombre, dont en premier lieu les ingénieurs et les mécaniciens. La plupart de ces derniers arrivent sur les trente ans, et ont souvent une vie de famille difficile à concilier avec la charge écrasante de travail qui est la leur…

Kenny Handkammer est un de ces mécaniciens. Cela fait 25 ans qu’il est en Formule 1. Il était en première ligne en 1994, lorsque la monoplace de Jos Verstappen s’est enflammée aux stands. Il fut aussi le chef mécanicien de Sebastian Vettel chez Red Bull. Son témoignage est ainsi particulièrement instructif.

« Vous devez avoir un partenaire [amoureux] vraiment, vraiment compréhensif. Si vous avez toujours fait cela et que vous rencontrez quelqu’un, et s’il est conscient du fait que vous voyagiez, c’est un petit peu plus facile. Mais si vous êtes dans une relation et décidez ensuite de partir pour quelques courses de F1, ce peut être plus difficile. Beaucoup de personnes ont du mal avec ça. Pour faire ce travail, vous devez être engagé et concentré. Vous ne pouvez pas faire ce job à moitié. Vous avez la vie d’un gars entre vos mains. C’est un petit peu meilleur que par le passé. Auparavant, c’était plus difficile. Vous reveniez et vous étiez fatigues, et cela n’aide pas dans votre relation. Vous vous levez et vous n’êtes pas dans le meilleur état d’esprit, cela dépend du week-end que vous avez eu. »

Alors que les pilotes voyagent dans des jets luxueux et ont le temps de visiter les pays visités, les mécaniciens voyagent en classe économique et n’ont guère le temps de faire du tourisme… « Nous voyons très peu de choses du pays dans lequel nous sommes. Pendant le premier jour, vous pourriez avoir un peu de temps, mais une fois que vous commencez à travailler, tout ce que vous voyez, c’est le circuit, la route vers le circuit, et l’hôtel. Nous pourrions être à Silverstone à chaque course, parce que nous ne voyons pas vraiment autre chose que le circuit. »

En temps normal, les mécaniciens arrivent les mercredis après-midi pour installer la voiture dans les garages. Le jeudi est la journée des vérifications système et mécanique. A partir du vendredi, la charge de travail s’étale de l’aube au crépuscule.

« Un vendredi normal, ce serait 21 ou 22 heures de travail. Nous avions l’habitude de faire cela les vendredis et les samedis par le passé. Vous le sentez vraiment… Vous êtes debout pendant 22 heures. Vous vous arrêterez peut-être pendant 20 minutes si vous avez de la chance. Parfois, s’il y avait du travail pendant la nuit, vous sautiez le petit-déjeuner et attrapiez peut-être un sandwich au déjeuner, et ensuite vous aviez peut-être 20 minutes de repos en soirée. Chaque mécanicien souffre des pieds. Les gens ne sont pas conçus pour être debout pendant 22 heures. C’est assez brutal. »

Heureusement, la situation a changé depuis l’introduction du couvre-feu. Mais entre les courses, le calendrier est toujours autant affolant…

« S’il y a deux semaines entre les courses, alors nous avions l’habitude de revenir d’une course le lundi. Nous avions un jour de repos le mardi et ensuite, nous étions de retour le mercredi. C’était alors une semaine à peu près normale. Puis, nous nous envolions pour une course le mercredi suivant. Quand les courses se suivent, c’est différent. Vous rangiez la voiture le dimanche et rangiez 50 tonnes d’équipement, et ensuite vous vous envoliez le lundi pour le prochain rendez-vous, et commenciez à travailler immédiatement. »

Les mécaniciens restent souvent dans l’ombre… sauf quand ils commettent une erreur aux stands. Nombreux sont pourtant les pilotes à les remercier, comme Lewis Hamilton, dans les médias après la course… mais ce n’est pas une règle générale, révèle Handkammer.

« Il y a un peu de tout pour être honnête. Vous avez vraiment des pilotes qui ne viennent pas parler aux mécaniciens. Ces derniers travaillent avec eux 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, mais ces pilotes ne communiquent pas avec eux. Vous devez être égoïste et avoir un peu d’égo pour avoir du succès, mais c’est dommage que certains ne communiquent pas. Je suis chanceux d’avoir pu travailler avec des personnes fantastiques, cependant. »

« Michael Schumacher et Sebastian Vettel avaient l’habitude de parler de leurs vies privées, et ils vous témoignaient aussi de l’intérêt, ils vous posaient des questions sur votre famille. Nelson Piquet était formidable pour faire des blagues. Il essayait toujours de se jouer d’Alessandro Nannini. Jean Alesi était aussi un gars fantastique. A la fin d’une année, il s’est envolé avec toute une équipe à Avignon, et a organisé des évènements comme des courses de karting, et c’était deux semaines avant l’accouchement de sa femme. »

Le métier de mécanicien, on l’aura compris, est extrêmement difficile… Pourquoi alors accepter un tel sacrifice ? «  Nous avons été dans le livre des records avec le premier arrêt en-dessous des deux secondes. Quand deux voitures arrivent et que vous battez l’autre en sortant des stands, alors c’est une vraie fierté pour l’équipe. C’est presque autant de satisfaction qu’une victoire. En réalité, nous avons gagné des courses pour les pilotes, alors qu’ils n’allaient pas dépasser un rival sur la piste. C’est une carrière assez stressante, mais à bien considérer l’ensemble, c’est incroyable. »

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Mouais ! Ces hommes de l'ombre sont souvent au soleil hein ! 

Et j'en connais beaucoup qui echangeraient leur place à l'usine contre la leur :o:

Ceci dit , t'as bien fait d'en parler et respect pour leur travail :bien:

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Il y a 2 heures, Krystof a dit :

Mouais ! Ces hommes de l'ombre sont souvent au soleil hein ! 

Et j'en connais beaucoup qui echangeraient leur place à l'usine contre la leur :o:

Ceci dit , t'as bien fait d'en parler et respect pour leur travail :bien:

Tu as raison, et pour avoir côtoyé de près les teams du WRC, la F1 à côté c'est le clubmed.

Mais les mecs ne donneraient pour rien au monde leur place. Ce sont avant tout des passionnés. 

Les plus valeureux sont chez M-Sport. 

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Depuis ce lundi, l'ancienne star de la Formule 1 est à Paris. Selon les informations du Parisien, Michael Schumacher est actuellement à l'Hôpital européen Georges-Pompidou. Il est arrivé ce lundi après-midi dans une ambulance immatriculée en Suisse pour être admis dans le service de chirurgie cardio-vasculaire.

Le septuple champion du monde de F1 est dans l'établissement du 15e arrondissement pour recevoir un traitement expérimental conduit par le professeur Philippe Menasché, à base de "perfusions de cellules souches qui sont diffusées dans l'organisme afin d'obtenir une action anti-inflammatoire systémique, c'est à dire dans tout l'organisme."

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Attends plutôt 2020 et le rallye du Japon : Schumi, sushi, toussa... :langue:

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Le garçon est loin d'être une buse ou un savant fou.

Mais quand tu vas taper à sa porte, c'est que t'es pas flamme :ninja:

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Philippe Menasché est un chirurgien cardiaque, pionnier de la thérapie cellulaire pour soigner l'insuffisance cardiaque.

Compte-tenu des capacités limitées de régénération du cœur et du manque de donneurs pour la transplantation cardiaque, l'utilisation des cellules souches se présente comme une perspective thérapeutique prometteuse pour restaurer un myocarde défaillant. Philippe Menasché a conçu et réalisé chez l'homme, en 2000, les premières greffes de cellules souches musculaires, les myoblastes, qui, prélevées sur un malade atteint d'infarctus, ont été injectées dans son propre cœur, afin d'en améliorer la contractilité. Cette intervention a été une première mondiale et a dynamisé cette thématique. En collaboration avec Michel Pucéat, de nouvelles approches potentiellement plus efficaces sont en cours d’étude pour chercher à réparer complètement un cœur malade à partir de cellules souches embryonnaires, pré-différenciées en cellules cardiaques. Les expérimentations ont notamment été réalisées chez le singe.

Une première mondiale a été obtenue en 2014, en collaboration avec l’équipe du professeur Jérôme Larghero (hôpital Saint-Louis, Paris), spécialisée dans les biothérapies. Il s’agit de l’implantation de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines, qui a permis de traiter une patiente atteinte d’insuffisance cardiaque sévère. Ces cellules souches sont issues de cellules souches embryonnaires pluripotentes, qui ont été orientées pour se spécialiser en cellules à destin cardiaque. De plus, au lieu de réaliser des injections multiples, les cellules ont été implantées sous forme de patch au sein d’un gel de fibrine. Cette première réussite est particulièrement encourageante.

Ses travaux actuels visent à améliorer la technique pour améliorer les résultats ; ils portent sur les moyens pour optimiser la différenciation cardiaque des cellules embryonnaires et augmenter la survie des cellules greffées, ainsi que sur la méthodologie de transfert, en remplaçant les injections par l'application d'un biomatériau cellularisé sur la zone cible de l'épicarde. L'équipe de Philippe Menasché étend notamment ses travaux à la thérapie cellulaire de malformations cardiaques congénitales de l'enfant. Elle a déjà montré que la greffe de cellules issues du cordon ombilical sur un biomatériau spécifique utilisé pour la réparation de la voie d’éjection du ventricule droit donne des résultats très encourageants.

Philippe Menasché réalise ses travaux, par la création d’un groupe largement pluridisciplinaire où l'on retrouve cliniciens, biologistes, anatomo-pathologistes immunologistes, et spécialistes de la réglementation, et en ayant établi un transfert permanent entre recherche fondamentale et application clinique.

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Malheureusement, quand on lit ce que sont ses travaux, on comprend que les soins apportés à Schumi seront de nature à le maintenir en vie plutôt que d'améliorer son rétablissement cognitif :bah:

 

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Il y a 2 heures, Rick a dit :

Malheureusement, quand on lit ce que sont ses travaux, on comprend que les soins apportés à Schumi seront de nature à le maintenir en vie plutôt que d'améliorer son rétablissement cognitif :bah:

 

Oui, mais ces travaux, dans cinquante, cent ou cinq cents ans -s'il y a encore des hommes sur la planète bleue-, porteront peut-être leurs fruits : en attendant, Schumi est malheureusement un cobaye de luxe. :bah:

Il y a eu six ans dans les derniers jours d'août, mon pote Jean-Jacques, prof d'espagnol qui devait prendre comme moi sa retraite à la fin de l'année scolaire qui débutait à peine, est parti de chez lui faire son petit viron à vélo du dimanche pour conserver sa forme olympique. Ce fut sa dernière rentrée, mais pas pour une raison normale comme il pouvait s'y attendre. :non:

Shooté par un mec bourré qui sortait de boîte, il s'est retrouvé sur un lit d'hôpital tétraplégique et aphasique. Lui qui était un mec du midi moulin à paroles s'est retrouvé avec comme seul moyen de communiquer des mouvements de lèvres et d'yeux :ninja:. "On" l'a fait survivre encore pendant un an et demi à contempler le plafond de sa chambre d'hosto et puis des complications pulmonaires l'ont envoyé ad patres. Je me suis toujours dit qu'il aurait mieux valu qu'il y reste sur le coup, car ces dix-huit mois ont été une horreur pour lui, sa femme, ses enfants, et ses proches comme moi : j'allais le voir trois fois par semaine dans sa chambre de semi-légume, je faisais bonne figure, je lui racontais des conneries qui provoquaient un petit sourire chez lui, mais la nuit venue, je tournais et retournais dans mon paddock sans trouver le sommeil en pensant à sa triste existence... :triste:

Le 25 août dernier, anniversaire de son tragique accident, j'ai passé la journée en pensant à lui. RIP mon ami ! :jap:

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Bel hommage... 

Je te rejoins sur le fait qu'il est préférable de partir de suite plutôt que de végéter pendant X années. 

Je suis tenté de rentrer dans un débat, mais il n'a rien à faire dans le topic de la F1... 

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