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Covoiturage - Jean-Pierre Nicolas

Au terme d’une vie entièrement dédiée à cette discipline, notre chauffeur du jour goûte une retraite bien méritée entre la Corse et la région d’Avignon. C’est là que nous l’avons retrouvé, au volant d’une Peugeot 504 coupé V6 qui symbolise l’une des périodes les plus glorieuses de sa carrière.

Covoiturage - Jean-Pierre NicolasJean-Pierre Nicolas est resté actif en rallye en prenant part à l'organisation de l'ERC. © DPPI / G. Lenormand

 

Ce coupé 504 V6, c’est une manière de vous remémorer vos trois succès africains avec Peugeot en championnat du monde : Maroc 76 sur berline, Safari 78 et Bandama 78 ?

En partie, mais c’est surtout parce que c’est une voiture que j’adore, parce qu’elle symbolise la qualité Peugeot, notamment par sa robustesse en Afrique. À l’époque du Kenya, on ne vendait plus de voitures neuves trois mois avant le rallye : les gens attendaient de voir qui allait gagner pour se décider.

Et à ce jeu, Peugeot était leader. J’adore la 504 et j’en possède plusieurs, dont une berline à l’état collection. Il y a quelques mois, j’ai vendu aux enchères un coupé Groupe 4 que Michel Nandan avait préparé dans son atelier d’Issoire, avant de prendre la direction de la compétition chez Hyundai.

J’avais aussi un coupé 4 cylindres qu’on m’a volé et qui n’a jamais été retrouvé. J’en profite pour le signaler : il était vert métal, état collection. Quant à ce V6, il est de 1977. Mon fils Julien l’a préparé pour les rallyes de régularité. J’ai disputé un Monte-Carlo Historique et un Tour de Corse avec.

Quant au choix de la Corse comme lieu de villégiature, j’imagine qu’il n’est pas lié qu’au climat et à la beauté de l’île…

Ce n’est pas qu’un lieu de villégiature, c’est ma résidence principale, dans le Cap Corse. Mais j’aurais aussi pu vivre à Villanova près d’Ajaccio, où j’ai des amis sincères, ou à Corte près de mon ami Xavier Carlotti, qui est presque un frère.

C’est au Tour de Corse 1964 que j’ai entamé ma carrière de pilote, sur la Dauphine d’un client de mon père, Philippe Santini, un pharmacien marseillais. Ma victoire de 1973 est l’une de mes plus belles avec le Monte-Carlo 1978. C’étaient mes deux épreuves préférées avec les rallyes sur terre comme le Portugal et l’Acropole.

Mais en fait, je n’ai pas de rallye préféré car j’aime « le rallye en général », les paysages, la proximité avec les populations. En Corse, les gens faisaient des feux dans la nuit et faisaient griller les châtaignes.

Pendant les reconnaissances, on les faisait monter dans nos voitures et on faisait des allers-retours avec eux. On a créé des liens exceptionnels avec les gens. Dommage que les pilotes actuels ne puissent plus vivre ça.

Vous avez débuté aux côtés de votre père, Georges Nicolas. Racontez-nous !

Mon père était mécanicien et préparait des voitures pour son patron, qui était aussi son copilote. Il a ensuite disputé le Monte-Carlo, le Tour de Corse et le Safari sur des Renault d’usine. Ma mère a longtemps été sa coéquipière, puis en 1963, il m’a proposé de la remplacer au Rallye Mistral sur une Dauphine 1093, que nous avons remporté.

Il a été l’un des premiers pilotes officiels de R8 Gordini et nous avons disputé ensemble le dernier Liège-Sofia-Liège en 1964, où j’ai beaucoup conduit car il était malade. Nous avons fini par abandonner en Yougoslavie car il craignait de rester derrière le rideau de fer.

Découvrez notre Covoiturage avec Jean-Pierre Nicolas dans son intégralité, dans le n°2210 d'AUTOhebdo, disponible dès à présent en version numérique et en kiosques.

Propos recueillis par François Hurel

Publié le 06-04-2019 10:15

https://www.autohebdo.fr/wrc/actualites/covoiturage-jean-pierre-nicolas-202030.html

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Petter Solberg annonce sa retraite

 

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Petter Solberg, Champion du Monde FIA des Rallyes 2003, vient d'annoncer la fin de sa carrière professionnelle.

À quarante-quatre ans, Petter Solberg a annoncé la fin de sa carrière durant laquelle il a défendu pendant quatorze ans les couleurs de Ford, Subaru et de sa propre équipe au sommet de l'élite mondiale du rallye. Le moment fort de sa carrière restera son titre mondial acquis avec Subaru en 2003 face à Sébastien Loeb, alors pilote Citroën.

Le Norvégien est à ce jour le seul à avoir battu le futur nonuple champion du monde sur l'ensemble d'une saison en WRC. Il est également le seul à avoir remporté deux Championnats du Monde FIA différents en devenant double champion du monde de rallycross en 2014 et 2015 après son sacre en rallyes.

Plus récemment, Petter Solberg a participé au développement de la Volkswagen Polo GTI R5, dont il a pris le volant pour ses débuts officiels en compétition lors du Rallye d'Espagne en octobre dernier.

« J’ai été assez chanceux de pouvoir courir au plus haut niveau pendant vingt ans », a confié Petter Solberg à WRC.com. « Le moment est bien choisi pour arrêter ma chasse aux trophées, mais je ne vais pas tout arrêter. Je ne vais pas couper le moteur et je ne raccrocherai jamais le casque. J’adore trop le rallye et le pilotage. Je pourrais donc disputer quelques épreuves de prestige… »

15938_PetterSolberg-Spain-2018_001_592x3 La dernière apparition de Petter Solberg en mondial remonte au Rallye d'Espagne 2018. Il pilotait alors avec la nouvelle Volkswagen Polo R5 GTI engagée en WRC 2.

Ces deux dernières années, Petter Solberg a souffert d'une maladie pulmonaire inflammatoire dont il s'est désormais remis, même si celle-ci a influé sur sa décision. 

« Je n’avais plus d’énergie », a-t-il reconnu. « Maintenant que c’est revenu, je veux faire d’autres choses. Mon fils Oliver dispute aussi des rallyes avec Subaru et je souhaite avoir le temps de le soutenir. Je suis fier de ce que j’ai accompli, mais il faut se tourner vers l’avenir. C’est le bon moment pour partir à la rencontre de mes fans sur certaines épreuves et les remercier de leur soutien tout au long de ma carrière. »

Le Norvégien participera à plusieurs évènements dans le cadre de sa « tournée d’adieu » qui commencera au Festival de Goodwood (Grande-Bretagne) en juillet.

Toujours populaire auprès du public l'ayant surnommé « Hollywood », Petter Solberg a fait la spectacle tout au long de sa carrière ponctuée de treize victoires et d'un titre acquis au bout du suspense avec son copilote Phil Mills au Rallye de Grande-Bretagne 2003. Peu de fans sont prêts d'oublier son légendaire périple dans les vignes alsaciennes lors du Rallye de France-Alsace 2012.

Retrouvez ci-dessous notre sélection de photos de Petter Solberg lors de son obtention du titre mondial en 2003.

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Double champion de Grande-Bretagne des Rallyes, il a notamment affronté Ari Vatanen et Jimmy McRae, le père de Colin, au volant de Ford Escort RS1800 et de sa célèbre Opel Manta 400. Il compte 22 départs en WRC avec 3 podiums consécutifs au Wales Rally GB entre 1977 et 1979, avec une 2e place décrochée la dernière année.

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RIP :jap:

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J'aurais voulu voir et débattre éventuellement de vos légendes.

 

Quels sont les pilotes qui vous ont marqué, qui ont fait que vous aimez cette discipline à ce point. Qui vous a véritablement fait vibrer.

 

Pour moi évidemment comme mon pseudo l'indique, le premier fut:

 

Colin Mcrae:

Pour son sens de l'attaque hors du commun, son sens de la glisse, sa fougue et son charisme.

François Delecour: J'ai toujours aimé le personnage, sans doute pas le plus sympathique, mais sa franchise c'est le genre de choses qui manque fort actuellement et ce dans tout les sports. Et lui aussi un doué de chez doué.

 

Bruno Thiry et Freddy Loix: Découvert presque en même temps, ils ont bercé ma jeunesse dans mon pays et au delà d'une belle pointe de vitesse ( Je pense que Loix pouvait plus mais c'est saboté en allant chez Mitsubichi) une gentillesse inégalable aussi.

 

François Duval: Un surdoué, des passages de dingues, dés tout jeune, je n'ai plus vu de pilotes faire ce qu'il faisait comme passage. Son seul problème fut qu'il n'avait rien d'un professionnel. Il pouvait claquer tout les temps, mais aucune remise en question, aucune envie de faire de ce sport sa passion. Cela aura gâché sa carrière.

 

Thierry Neuville. Il aura fallu du temps pour que je retrouve chez un pilote une réel passion comme du temps de Colin mais lui l'a fait dés le premier jour ou je l'ai vu passé un à fond d'une manière époustouflante avec une C2. Il fut le seul toutes catégories a ne pas lever le pied la ou d'autres ont freiné. Je me suis dit il ira loin, je n'imaginais pas qu'il en serait là. Et j'ose toujours croire à un titre un jour.

 

En niveau national

 

Larry Cols: j'adorais ses bagarres avec Duval en groupe N et je fus assez touché par son terrible accident en essai.

 

Pascal Gaban: Du temps de la Saxo Kitcar, le voir passé, c'était juste de la folie, il était en travers partout.

 

Marc Duez: Une légende en Belgique. Toujours du grand spectacle, je me souviens d'un enchainement à Spa sous la neige en montant le raidillon, c'était juste dingue. Mais ce n'est pas comme si il n'y avait que ça.

 

Renaud Verreydt: Un très rapide, très sympathique, assez loufoques et que j'ai beaucoup apprécié.

 

 

En France évidemment je suis admiratif de Loeb qui est un monstre mais pas tellement fan de son style très propre.

 

J'aimais  beaucoup Simon Jean Joseph et Bugalski.

 

 

Et tant d'autres bien sûr.

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Perso, je suis venu au rallye parce que mon père courrait. C'était pas forcément bien parti pourtant. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps lorsque j'ai vu, pour la première fois de ma vie, une voiture de course.

C'était en Mars 1988. J'avais 2 ans et 2 mois, mais je m'en souviens comme si c'était hier, tellement je me suis littéralement chié dessus !!! 

J'étais en train de jouer tranquillement dans ma chambre, quand j'ai entendu un vacarme assourdissant qui venait de l'extérieur. Je regarde par la fenêtre, et je vois une voiture monumentale et bestiale, noire, avec des jantes grises anthracites. Entre le bruit et l'aspect féroce de cet engin, je me suis pissé dessus. 

C'était une Ford Sierra Cosworth 2WD Gr. N que mon père avait loué chez Praschl, pour le Bas-Vivarais 88. Il finira 4eme au général. Je n'ai malheureusement aucun souvenir de la course. Mais cette arrivée qu'il a faite devant chez nous, putain, elle est gravée à vie dans ma mémoire. 

Assez rapidement, aux alentours de 4 ans, je me suis mis à regarder en boucle les VHS du magazine Auto-Video. Et cest là qu'est né le déclic. Notamment avec le numéro spécial consacré au RMC 1985. Cette cassette, j'ai dû la regarder 200 fois. 

Le premier pilote pour lequel j'ai eu beaucoup d'admiration, c'est le grand Walter. J'étais fasciné par sa façon de placer la voiture au freinage en appel contre-appel, pour finalement la jeter dans le virage et en ressortir en glisse des 4 roues tout en frôlant les limites de la route. 

Les pilotes qui m'ont marqué par la suite sont Auriol, Sainz, KKK, et Biasion. Celui de ces 4 qui me faisait le plus rêver, était El Matador. Peut-être parce que j'avais eu l'occasion de monter à ses côtés dans une Celica Gr. A, lors d'une séance d'essai au Château de Boulogne. C'était en 92.

Plus tard, j'ai adoré Mcrae, Schwarz, Burns, et Gronohlm. Dans le même temps, je découvrais réellement des pilotes retraités que je ne connaissais que de nom. Munari et Thérier sont ceux pour qui je me suis le plus passionné. 

Plus proche de nous, j'ai été le plus grand fan sur terre de Mikko Hirvonen, et j'ai admiré Latvala. 

De nos jour, je ne me passionne pour aucun pilote comme j'ai pu l'être par le passé pour certains. Si ce n'est peut-être Breen, que je connais un peu, et qui a toujours fait face à l'adversité avec beaucoup de courage. 

Sans être un très grand fan comme je l'ai été pour Hirvo, j'aime beaucoup Neuville et j'aimerais réellement le voir remporter le WRC. 

J'ai aussi beaucoup aimé Duez, Ragnotti, Chatriot, Bugalski, Kremer (époque Subaru :loveAnim:), Panizzi, Andreucci, Augoyard, Robert, Barral, Sarrazin, Maurin. Et plus récemment Ciamin, les frères Fransceschi, Fourmaux, Bonato, Campedelli. 

Mais comme tu l'as dit @Mcrae-Neuville y'en a tant d'autres..... 

Ne pas cliquer sur ce lien !

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Il y a 12 heures, Rick a dit :

J'ai acheté son livre y'a 6 jours, il a été débité le lendemain, et je ne l'ai toujours pas reçu.

Je vais attendre de l'avoir avant de regarder la vidéo et de poster un commentaire qui manque d'objectivité :o:

Reçu et lu :tanak3:

Révélation

Pour une fois que c'est un avantage d'habiter en Bretagne :fier:

 

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